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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLa Gardeuse de moutons
La Gardeuse de moutons


Référence de la notice
01370002224
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
9 octobre 2017
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Creuzet Laurent ; Bardin Dominique
Crédits photographiques
© Jay
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2914 ; 1032 (Cat. peint. françaises 1968)
Domaine
Dénomination
Titre
La Gardeuse de moutons
Auteur
Précisions sur l'auteur
LARONZE : Génelard, 1852 ; Neuilly-sur-Seine, 1937 ; nationalité : Française
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1925
Genèse
oeuvre en rapport
Historique
Cette peinture, qui n'est pas sans rappeler l'univers de Millet, est l'une des toutes premières de la série des 'Bergères', à laquelle il convient aussi de rattacher 'La Source' (Salon de 1927) ainsi que 'Le Miroir' (Salon de 1929) et 'La Marguerite' (Salon de 1930). D'une toile à l'autre, Laronze répète invariablement le même type conventionnel : une jeune paysanne vêtue d'un corsage blanc, avec ou sans manches, assorti à une jupe sombre recouverte d'un tablier clair, et chaussée de sabots. Le bâton de berger est son attribut le plus répandu. Représentée le plus souvent debout, dans une attitude à la fois humble et digne, elle a presque toujours l'expression rêveuse et mélancolique des jeunes filles en proie aux premiers émois amoureux. Indifférente à son troupeau paissant paisiblement derrière elle, laissé à la seule garde de son chien, celle-ci a le regard tourné vers le spectateur qu'elle semble inviter à partager sa douce rêverie. La solitude des vastes pâturages se prolongeant, à l'arrière-plan, par des collines enveloppées d'un voile de brume à travers lequel on aperçoit l'église d'un village, s'accorde bien à l'état d'âme de la jeune paysanne. En offrant ce tableau au musée de Dijon, Laronze souhaitait témoigner de son attachement à sa Bourgogne natale : 'Au déclin de ma carrière que je n'envisage pas sans mélancolie, je souhaite que ma 'Bergère', à défaut de meilleures choses, atteste dans l'avenir, avec mes 'Pêcheurs charollais', l'amour profond que j'ai toujours eu pour ma petite patrie.' La fortune locale de sa 'Gardeuse de moutons' fut telle que la section dijonnaise de l''art à l'école' plaça dans toutes les écoles de la ville une reproduction encadrée du tableau. (Notice de Sophie Barthélémy extraite de 'Paysages de Bourgogne : de Corot à Laronze', Dijon, musée des Beaux-Arts, 2001 - 2002) ; en rapport avec : Laronze, La Marguerite, Charolles, Laronze, Gardeuse de moutons et sa fille, coll.pr.
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts