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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLa Maison sous l'église au crépuscule. Gerberoy (Maison de l'artiste à Gerberoy (Oise))
La Maison sous l'église au crépuscule. Gerberoy (Maison de l'artiste à Gerberoy (Oise))

Référence de la notice
01370002574
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
9 octobre 2017
Date de mise à jour
19 juillet 2021
Rédacteur de la notice
Creuzet Laurent ; Bardin Dominique
Crédits photographiques
© Perrodin
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
3510 ; 1040 (Cat. peint. françaises 1968)
Domaine
Dénomination
Titre
La Maison sous l'église au crépuscule. Gerberoy (Maison de l'artiste à Gerberoy (Oise))
Précisions sur l'auteur
LE SIDANER : Port-Louis, 1862 ; Versailles, 1939 ; nationalité : Française
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1936
Historique
La Maison sous l'église fait partie d'une série peinte entre 1930 et 1935 durant la dernière période d'activité du peintre. En 1901, le peintre avait découvert à Gerberoy près de Beauvais la maison qui allait ensuite accompagner sa vie et son oeuvre. Une cour en terre au tracé irrégulier distribuait quatre bâtisses dominées par le clocher de la collégiale. A la galerie Georges Petit avec laquelle il signa en 1899 un contrat d'exclusivité, Le Sidaner rejoignit en 1901 la récente Société nouvelle, dont l'intention était de rassembler un groupe d'artistes venus des Salons désirant exposer entre amis, à l'écart des peintres académiques : des intimistes proches de Le Sidaner tels Henri Martin, Henri Duhem ou Aman-Jean et les peintres de la Bande noire. La recherche d'une présence émotionnelle dans la peinture, la fréquentation attentive des paysages de sa région d'adoption, l'éloignèrent de la tentation symboliste, même si la lumière très jaune qui colore la dernière fenêtre et l'atmosphère un peu mystérieuse de La Maison sous l'église au crépuscule en sont de lointains appels. Le peintre fut plus durablement sensible à une partie de l'héritage impressionniste. A la galerie Georges Petit, Le Sidaner s'efforça de présenter chaque année une série différente. Ces séries n'avaient pas l'ambition des Meules ou Cathédrales de Monet, apothéose de la recherche sur les effets dissolvants de la lumière. Chez Le Sidaner, la touche heurtée mais fondue dans le halo pâle qui enveloppe de nombreuses compositions notamment crépusculaires mettent le sujet à distance mais celui-ci reste toujours central. (Notice de Rémi Cariel, 2015)
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts