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POP | Plateforme ouverte du patrimoineMinerve éclairant les Sciences et les Arts
Minerve éclairant les Sciences et les Arts

Référence de la notice
01370003679
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
23 août 2006
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Sabine Marie-Anne ; Bardin Dominique
Crédits photographiques
© Bourquin
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
1988-9-P
Domaine
Dénomination
Titre
Minerve éclairant les Sciences et les Arts
Précisions sur l'auteur
PRUD'HON : Cluny, 1758 ; Paris, 1823 ; nationalité : Française
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Genèse
oeuvre en rapport
Historique
Ce tableau était demeuré totalement ignoré jusqu'à son acquisition. Il avait pourtant été présenté comme prêté par un certain M. Burnier-Déalet à 'l'Exposition des Beaux-Arts de la ville d'Arras' en 1868, dont le n° 665 était encore collé sur la toile, mais ne figure pas dans le catalogue de L'oeuvre de Prud'hon publié par Jean Guiffrey en 1924. Sa composition est toutefois bien connue par deux dessins (Louvre et collection privée), une esquisse peinte (acquise par le Musée des Beaux-Arts de Dijon en 1984) et une autre version peinte de même format que celle-ci, mais ébauchée seulement, de ton très différent et incomplète (Louvre). Elle a d'autre part été gravée à l'époque par Mlle A. Bleuze, sous le titre 'Minerve alimentant les Arts et les Sciences', qui s'apparente aux têtes-de-lettres gravées d'après Prud'hon pour les administrations françaises sous la Révolution et le Consulat. On ignore cependant la destination de la peinture, qui semble n'avoir jamais été mise en place. Guiffrey rapporte, d'après une note d'Eudoxe Marcille, qu'elle devait orner une salle du palais du Corps législatif (palais du Luxembourg) : on peut supposer que dans ce cas, le projet aurait été exécuté en dimensions fort supérieures à celles d'un tableau de chevalet. La date même n'en est pas encore fixée avec précision : elle semble se situer dans les toutes premières années du XIXe siècle. Le présent tableau est remarquable tout d'abord par sa qualité : l'art de Prud'hon s'y montre avec cette autorité faite de puissance et de délicatesse qui sont le propre de ses plus grands chefs-d'oeuvre, 'La Justice et la Vengeance divine poursuivant le Crime' du Louvre notamment. Son caractère monumental, la simplicité de sa composition longuement mûrie - comme en témoignent les études préparatoires - s'associent avec un rare bonheur à une grande douceur d'expression et d'exécution. Minerve, qui représente la Sagesse, la Raison, préside avec une sollicitude pleine de grâce aux travaux des Génies des Arts et des Sciences, en les éclairant de sa lampe. On y trouve à la fois le type féminin élégant du 'Portrait de l'impératrice Joséphine' (dont on a parfois cru reconnaître les traits dans ceux de la Minerve), et cet inimitable sentiment de l'enfance qui rend si attachante et familière l'oeuvre de Prud'hon. (Notice de Sylvain Laveissière, novembre 1987) ;
voir aussi : Minerve éclairant les Sciences et les Arts (1984-18-P) Esquisse ; en rapport avec : Prud'hon, Minerve éclairant..., Paris, Anonyme, Minerve éclairant..., Prud'hon, Minerve éclairant..., Paris
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts