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POP | Plateforme ouverte du patrimoinePortrait d'un architecte
Portrait d'un architecte

Référence de la notice
01370004470
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
23 août 2006
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Creuzet Laurent ; Bardin Dominique
Crédits photographiques
© Dijon, musée des beaux-arts
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
1984-1-P
Domaine
Dénomination
Titre
Portrait d'un architecte
Précisions sur l'auteur
TRINQUESSE : Paris, 1745 ; Paris, 1800 ; nationalité : Française
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1774 ; 1794
Historique
Ce portrait a tour à tour été identifié comme celui de Victor Louis, celui de Jacques-Denis Antoine et celui de Louis Lemit, trois architectes français de la fin du XVIIIe siècle. La première de ces identifications ne résiste pas à la comparaison avec les portraits authentiques de Louis ; les deux autres sont plus vraisemblables, en raison de la ressemblance avec les portraits gravés d'Antoine et de Lemit d'après Trinquesse (repr. dans l'article de J. Wilhelm), mais ni l'une ni l'autre n'est pleinement convaincante. On n'a pas identifié précisément le projet auquel travaille le modèle. C'est un fort bel exemple de portrait d'architecte à l'époque des Lumières, où les traits significatifs sont mis en évidence pour souligner les qualités de l'architecte et le statut de sa profession. Le costume et le mobilier raffinés soulignent la dignité sociale. Les livres et le compas, utilisés depuis la Renaissance comme attributs du savoir rationnel, équivalent à une profession de foi humaniste ; le dessin correspond au stade immatériel de la conception dans l'art de construire et place ainsi l'activité de l'architecte au premier rang de la hiérarchie idéaliste des arts et métiers. L'architecture est donc assimilée aux 'arts libéraux', selon la tradition issue de la Renaissance ; mais, en même temps, l'expression mobile et chaleureuse, la bouche sur le point de parler, le regard tourné vers un spectacle invisible, le négligé de la toilette et de la coiffure, expriment une 'sensibilité' et un 'enthousiasme' dans le goût du temps. Le même programme de rigueur intellectuelle et d'imagination se retrouve, avec le même type de composition, dans de nombreux portraits d'artistes et d'architectes français peints sous Louis XVI ou pendant la Révolution, mais celui-ci se distingue par son caractère chaleureux et par son exécution brillante, qui font oublier ce que la pose et les attributs ont de conventionnel. Manifestement, Trinquesse connaît bien les portraits de Fragonard et se montre fidèle à leur exemple. (d'après une notice de Pierre Georgel, 1985). La date doit plutôt être lue 1794. Il s'agirait alors d'une des dernières oeuvres signées de l'artiste (communication orale Clara Dudézert, 22/03/2012 à MG)
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts