Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineComposition
Composition
Référence de la notice
01370004527
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
8 avril 2009
Date de mise à jour
9 septembre 2026
Rédacteur de la notice
Sabine Marie-Anne ; Bardin Dominique
Artiste sous droits
oui
Année d'entrée dans le domaine public
2026
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
DG 81 n° 533 ; 533 (DG 1976)
Domaine
Dénomination
Titre
Composition
Précisions sur l'auteur
Saint-Pétersbourg, 1914 ; Antibes, 1955 ; nationalité : Française
Genre du ou des auteurs
masculin
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1947
Historique
La palette où le noir domine, le mélange spontané de taches et de lignes, la matière épaisse, à la fois rugueuse et grasse qui trahit la surcharge, la composition agitée et tourbillonnante traduisent bien la recherche inquiète de l'artiste à cette époque, à propos de laquelle André Chastel 'pense à ces entrelacs des miniatures du Haut Moyen Age où la forme à la fois nerveuse et nouée, se troue, se retourne et se perd du même mouvement. (...) Ce qui se conquiert, c'est une respiration plus ample : réseau de formes actives, constellations de fibres, couleurs de pain et d'ambre'( Staël, 1972). Nicolas de Staël avait passé sans transition de ses premiers essais figuratifs d'avant guerre aux compositions géométrisantes de 1944. Sans finalement remettre en cause l'expression abstraite des arts plastiques de son temps, il va s'efforcer d'en préciser le sens, puisque l'abstraction recouvrait au Salon de Mai des options psychologiques, esthétiques et philosophiques diverses. L'art de Staël va s'inscrire alors de plus en plus violemment, cette toile en est un exemple, contre une certaine abstraction géométrique fort répandue à cette époque. La tendance à laquelle il appartient et que défend Pierre Courthion affirme : plus d'art universel, plus de rationalisation de la démarche, plus de méthodologie dans l'emploi des couleurs et la composition, mais au contraire une peinture organique, haute en pâte, dictée par l'émotion, bergsonienne en ce qu'elle dit l'élan vital, l'évolution et la durée. (Notice de Serge Lemoine extraite de 'Musée des Beaux-Arts de Dijon : Donation Granville : catalogue des peintures, dessins, estampes et sculptures, tome 2 : oeuvres réalisées après 1900', Ville de Dijon, 1976)
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts