Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLa Ville dorée ; Port illuminé
La Ville dorée ; Port illuminé
Référence de la notice
01370005156
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
17 avril 2009
Date de mise à jour
9 septembre 2026
Rédacteur de la notice
Sabine Marie-Anne
Artiste sous droits
oui
Année d'entrée dans le domaine public
2063
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
DG 240 ; 603 (DG 1976)
Domaine
Dénomination
Titre
La Ville dorée ; Port illuminé
Précisions sur l'auteur
Lisbonne, 1908 ; Paris, 1992 ; femme
Genre du ou des auteurs
féminin
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1956
Historique
Deux tendances s'opposent dans nombre de 'paysages abstraits' des années 1950 et 60 de l'artiste : un dessin qui construit, un chromatisme qui déconstruit, voire efface ('Les Sirènes', inv. DG 359). Dans ce tableau, l'élaboration par petits carreaux est renforcée par un usage incisif du trait noir, dont l'orthoganalité assure une fonction constructive. Les plages colorées qui forment traditionnellement le fond, paraissent envahir la composition et prendre le pas sur le 'motif' architectural. La luminosité de l'ocre jaune - plus explicitement associé aux effets du soleil, dans d'autres toiles - est renforcée par le gris terreux, et contraste avec les accents noirs, comme les vitraux colorés et leurs cernes de plomb. Au jeu du dessin et de la couleur qui imprime une demi-profondeur volontairement ambigüe, se superpose ici une opposition chromatique qui évoque la présence des éléments (l'air, la pierre, la lumière). L'envahissement de et par la couleur suggère la prégnance du sensible sur l'intelligible. ; Ce tableau, réalisé en 1956, suffirait à prouver -s'il en était besoin- la maîtrise accomplie de Vieira da Silva à cette époque dans le maniement de son art. Usant des seuls moyens plastiques mis à la disposition du peintre (couleurs, valeurs, arabesques) et sans recours à aucun subterfuge littéraire, Vieira da Silva parvient à rendre visible un je ne sais quoi de mystérieux et d'évident qui n'appartient qu'à elle, mais que chacun a cependant déjà ressenti à la vue de tel spectacle. L'harmonie colorée, tout à fait unique dans son oeuvre, avec sa dominante de jaunes dorés, attentivement tempérée par quelques touches de blanc et structurée par l'architecture des lignes noires, atteint à un raffinement qui n'est pas exempt ici d'une délectable sophistication. Une nouvelle fois, c'est un paysage réel qui est donné, mais qui ne peut être décrit : les deux titres en témoignent. Ce tableau restera sans contexte l'une des meilleures réussites de ce qu'on a appelé le 'paysagisme abstrait', qui a représenté une bonne part de l'Ecole de Paris des années 50. Extrait de : Serge Lemoine, 'musée des beaux-arts de Dijon : Donation Granville : catalogue des peintures, dessins, estampes et sculptures', tome 2 : oeuvres réalisées après 1900, Ville de Dijon, 1976
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts