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POP | Plateforme ouverte du patrimoinePortrait de Philippe le Hardi (copie d'après un original perdu)
Portrait de Philippe le Hardi (copie d'après un original perdu)


Référence de la notice
01370005157
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
23 août 2006
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Creuzet Laurent ; Bardin Dominique
Crédits photographiques
François Jay - musée des beaux-arts de Dijon
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
3977 ; 1 (Cat. peint. françaises 1968) ; RF 1950-45 (Louvre)
Dénomination
Titre
Portrait de Philippe le Hardi (copie d'après un original perdu)
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Période de l'original copié
1er quart 15e siècle
Genèse
copie ; oeuvre en rapport
Historique
On sait qu'un portrait de Philippe le Hardi se trouvait dans le choeur de la Chartreuse de Champmol. La commande d'un portrait de Philippe le Bon en 1436 au peintre dijonnais Jean de Maisoncelles, aussi pour la chartreuse, y fait allusion et Georges Lengherand, maire de Mons, premier visiteur à nous laisser une description de la chartreuse en 1486, le mentionne également. L'aspect de cet original perdu nous est connu par une gravure réalisée à l'iitiative de l'historien dijonnais Etienne Tabourot en 1587, ce qui permet d'établir que ce panneau en est bien le reflet. Tabourot cherche en effet à donner des modèles exacts aux portraits des ducs que l'on exécute alors en Bourgogne et précise : 'Cette figure est prise sur la statue de marbre très soigneusement élaborée, qui est sur son tombeau des chartreux à Dijon, à laquelle se rapporte une peinture suspendue près le grand autel, combien qu'elle ne soit pas de la main d'un grand peintre.' D'autres versions tardives de ce portrait, peintes (par exemple, vers 1600, Cincinnati Museum of Art ; Smith, 1983), gravées (dans Montfaucon, 1745) ou sculptées (16e siècle, Dijon, musée des Beaux-Arts), montrent le duc tenant son pendentif à la main, dans un geste proche de celui du duc de Berry dans l'enluminure de ses 'Grandes Heures' (Paris, BNF, ms. lat. 919, f° 96r°), sans que l'on sache s'il s'agit d'une version plus exacte du portrait de Champmol ou d'une variante contemporaine. Aucune source ne permet d'attribuer ce portrait à un artiste, et les copies tardives rendent difficile une attribution stylistique. On ne peut donc qu'évoquer les peintres travaillant pour le duc autour de 1400. Le nom de Jean Malouel a été avancé par Sterling, accepté par Châtelet mais rejeté par De Winter. (Notice de Sophie Jugie extraite du catalogue de l'exposition 'L'Art à la cour de Bourgogne : Le mécénat de Philippe le Hardi et de Jean sans Peur (1364-1419)', Dijon : musée des beaux-arts, 28 mai - 15 septembre 2004, Cleveland : The Cleveland Museum of Art, 24 octobre 2004 - 9 janvier 2005) ; école franco-flamande ; en rapport avec : Bourgogne, Portrait de Philippe le Hardi, Dijon, Anonyme, Portrait de Philippe le Hardi, Londres, Anonyme, Portrait de Philippe le Hardi, Versailles, Anonyme, Portrait de Philippe le Hardi, Paris, Anonyme, Portrait de Philippe le Hardi,Cincinnati, Anonyme, Portrait de Philippe le Hardi, Nancy
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts