Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLe Pêcheur napolitain
Le Pêcheur napolitain

Référence de la notice
01370009391
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
17 avril 2009
Date de mise à jour
9 septembre 2026
Rédacteur de la notice
Creuzet Laurent
Crédits photographiques
© Dijon, musée des beaux-arts
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
DG 638 ; 31 (DG 1976)
Domaine
Titre
Le Pêcheur napolitain
Précisions sur l'auteur
Carpeaux : Valenciennes, 1827 ; Courbevoie, 1875
Genre du ou des auteurs
masculin
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1855
Genèse
objet en rapport
Historique
Ce dessin provient de la collection Léon Suzor et a été acquis à l'une des ventes où elle fut dispersée. C'est un calque du dessin conservé au Musée du Louvre (RF 5138) et qui se rapporte à la sculpture intitulée 'Le Pêcheur napolitain' ou 'Jeune pêcheur à la coquille', l'envoi de Rome fait par Carpeaux en 1858. Il doit être mis en relation avec la série des études sur ce thème (cf. le catalogue de l'exposition 'Sur les traces de Jean- Baptiste Carpeaux', Paris, Grand Palais, 1975, n°s 31 à 46). On sait que le 'Pêcheur napolitain', dans lequel reste présent le souvenir du 'Jeune pêcheur à la tortue' de son maître François Rude, fut la première sculpture de Carpeaux à rencontrer un succès public, la première aussi à traiter un de ces sujets familiers et enjoués, la première enfin où apparaît ce sourire qui, par delà Léonard et le Caravage, renoue avec le Maître rémois du Sourire de l'Ange. Le présent calque est très légèrement plus petit que la feuille du Louvre (0,306 x 0,220 m). Les traits du visage, les lumières sont identiques dans les deux ouvrages et jusqu'à la signature qui semble avoir été recopiée dans le calque. Toutefois, on y découvre une étape différente du travail : la direction du regard n'est pas la même, la bouche reste mal définie, le cou et la naissance des épaules ne sont pas ombrés, le fond du calque n'est pas crayonné. Au dos du montage est collé un cartel autographe sur lequel est écrit : 'a mon cher Elève Duberteau Jbte Carpeaux 1855', époque où il est pensionnaire à l'Académie de France à Rome. Florian-Parmentier (1913) s'appuyant sur le témoignage de François Bournand, signalait qu' 'en 1875, [Carpeaux] organisa une vente d'oeuvres d'art en faveur d'un des ses élèves Duberteau, qui était pauvre et malheureux'. De fait, le sculpteur Pierre Duberteau, né à Caudéran (Gironde) vers 1845 pensons-nous, avait pris part deux fois au Salon de 1870 et 1872. La vente que Carpeaux avait organisée pour le secourir avec Harel et Poupin n'eut pas lieu, car Duberteau, désespéré, se noya peu 'avant le résultat de cette entreprise charitable'. On peut se demander si ce calque a été dédicacé par Carpeaux l'année même de sa propre mort en vue de la vente ou bien s'il l'a donné à Duberteau à un autre moment, la mention '1855' dont Carpeaux fait suivre sa signature devant désigner la date approximative de la création de l'oeuvre
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts