Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLe Paquet de tabac
Le Paquet de tabac
Référence de la notice
01370010742
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
8 avril 2009
Date de mise à jour
28 septembre 2026
Rédacteur de la notice
Valcauda Sophie ; Bardin Dominique
Crédits photographiques
© ADAGP - utilisation soumise à autorisation
Artiste sous droits
oui
Année d'entrée dans le domaine public
2034
Droits de reproduction et de représentation
<TDM-RESERVATION : 1>
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
DG 47 ; 237 (DG 1976)
Domaine
Titre
Le Paquet de tabac
Précisions sur l'auteur
Argenteuil, 1882 ; Paris, 1963 ; nationalité : Française
Genre du ou des auteurs
masculin
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1917
Historique
Ce très beau dessin a été postérieurement signé et daté par Georges Braque de 1917. Si la date est exacte, la feuille n'en prend que plus d'importance, puisque l'artiste, blessé gravement à la tête en mai 1915, trépané, soigné, guéri, venait d'être démobilisé et avait recommencé à travailler en 1917. Braque semble avoir réalisé sept peintures cette année-là, dont deux seront terminées en 1918. Il utilise ici le vocabulaire bien connu du cubisme : un verre à pied, un paquet de tabac gris, un journal posés sur une table, dans un intérieur clos : objets quotidiens, simples prétextes à une nouvelle analyse du réel et à sa représentation dans un langage nouveau. Contrairement à Fernand Léger, Roger de La Fresnaye ou Marcel Gromaire, pour ne citer que quelques artistes français, la guerre n'a laissé aucune trace dans son oeuvre : Braque a repris son travail là où il l'avait laissé en août 1914, cherchant d'emblée à se mettre au diapason de Picasso et de Juan Gris. Les lettres 'J, O, (U) et (N)', pour représenter le journal, la surface mouchetée imitant le linoléum, la bague du paquet de tabac rattachent cette composition à la période précédente. Elle appartient pourtant à ce qu'il est convenu d'appeler le cubisme synthétique, dans lequel l'artiste avait commencé à travailler en 1914. Les objets sont de nouveau lisibles, l'espace n'y est plus fragmenté en de nombreux plans : l'image plastique retrouve en quelque sorte son unité, ce que Braque accomplira totalement dans les natures mortes des années 1918-1920. (Notice de Serge Lemoine extraite de 'musée des beaux-arts de Dijon : Donation Granville : catalogue des peintures, dessins, estampes et sculptures, tome 2 : oeuvres réalisées après 1900', Ville de Dijon, 1976)
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts