Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineComposition
Composition
Référence de la notice
01370010822
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
17 avril 2009
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Creuzet Laurent
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
DG 157 ; 333 (DG 1976)
Domaine
Titre
Composition
Auteur
Précisions sur l'auteur
KANDINSKY : Moscou, 1866 ; Neuilly-sur-Seine, 1944
École (pays)
Russie ; France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1916
Historique
Durant les années 1911-1918 qui suivent le passage à l'abstraction, Kandinsky organise dans ses oeuvres des noyaux formels qui condensent, malaxent, mêlent ou montrent des signes de réalité - bouts de choses, vues, profils de maisons, proues ou coques de navire, arbres, ciels, nuages. Les dessins se résolvent en une combinatoire de lignes, de mouvements, de tensions, à partir de figures : objets transposés par l'imagination, équivalences formelles de sensations, matière de surgissement du souvenir. Ce ne sont plus des choses qui sont mises en composition mais, en quelque sorte, la surface, la silhouette ou le profil selon lesquelles elles sont devenues métaphores et servent à une écriture nouvelle. Cette mutation des choses en signes qui constitue l'essentiel de l'évolution du langage artistique de l'artiste durent ces années, n'est pas dictée par un programme théorique mais par la fameuse 'nécessité intérieure' qui constitue selon lui ' la seule et immuable loi de l'art' (Der Sturm). ; En décembre 1914, Wassily Kandinsky a regagné la Russie. Il ne peint en 1915 aucun tableau et ne recommence à travailler que pendant le séjour qu'il effectue à Stockholm de décembre 1915 à mars 1916. De retour à Moscou, il réalise en 1916 huit tableaux seulement, qui participent encore de sa manière de 1914, dans laquelle la forme a été désintégrée par l'explosion des couleurs. A ce moment, le champ du tableau n'est plus qu'une surface organique animée de lignes de forces et couverte de taches colorées. Ce beau dessin en est l'expression directe, fort proche dans son parti, de peintures à la fois barbares et raffinées comme 'Tableau avec tache rouge, n° 192' ou encore 'Tableau n° 199'. C'est assez dire l'importance de cette feuille pour la connaissance de son oeuvre. Extrait de : Serge Lemoine, 'musée des beaux-arts de Dijon : Donation Granville : catalogue des peintures, dessins, estampes et sculptures', tome 2 : oeuvres réalisées après 1900, Ville de Dijon, 1976
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts