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POP | Plateforme ouverte du patrimoineBouleau mort, carrefour de l'Epine, forêt de Fontainebleau
Bouleau mort, carrefour de l'Epine, forêt de Fontainebleau

Référence de la notice
01370012798
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
17 avril 2009
Date de mise à jour
9 septembre 2026
Rédacteur de la notice
Lévy Sophie
Crédits photographiques
© François Jay - musée des beaux-arts de Dijon
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
DG 376 ; 182 (DG 1976)
Domaine
Titre
Bouleau mort, carrefour de l'Epine, forêt de Fontainebleau
Précisions sur l'auteur
MILLET : Gruchy, 1814 ; Barbizon, 1875
Genre du ou des auteurs
masculin
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1866
Historique
Admirable exemple de ces pastels que Millet exécutait pour la vente. La plupart étaient réservés au marchand Gavet qui les achetait 350 puis 450 F à l'artiste. Cette 'Bruyère en lisière de forêt' a été réalisée à la fin de 1866. En effet, en janvier 1867, le peintre américain William Holman Hunt est revenu voir Millet à Barbizon avec un collectionneur de son pays ; dans une lettre à Alfred Sensier, datée du 7 janvier 1867 Millet écrit que 'Hunt a passé ici il y a quatre ou cinq jours, accompagné d'un Américain qui ne sait pas un mot de français. Il n'est resté qu'une heure et demie... Je n'ai pu livrer à la fin du mois, comme je l'aurais fait sans la maladie, six dessins à M. Gavet, mais ils sont terminés, car il y restait peu à faire. Je l'attendais aujourd'hui, mais il va sans doute venir demain. L'Américain qui était avec Hunt voulait m'en acheter un de ceux-là, mais je n'ai pu le contenter. M. Gavet connaissait ce dessin. C'est une espèce de bruyère précédant une forêt. Tillot l'a vu sans être terminé, mais il en connaît la donnée. Le même Américain voulait aussi les trois poires que vous connaissez, mais je les ai données à ma femme...'. Gavet a d'ailleurs conservé ce pastel qui est passé à sa vente en 1875 avec pour titre 'Le bouleau mort - Carrefour de l'Epine'. Cette pièce importante par sa taille et son sujet n'est pas sans rappeler l'esprit des compositions de Ruysdaël et de Wynants et surtout celles de son ami Théodore Rousseau où domine un paysage généralement sans figures humaines : c'est en effet la nature seule, une lisière de forêt en hiver, que Millet a représentée. Les personnages, des porteurs de fagots, sont relégués à l'arrière-plan et très peu visibles, ce qui est rare chez Millet. Le véritable personnage est ici le bouleau mort dont la silhouette décrit une arabesque dramatique dans un décor aux tons gris et roux.
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts