Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineAdam et Eve au Paradis ; La Tentation d'Adam
Adam et Eve au Paradis ; La Tentation d'Adam

Référence de la notice
01370014208
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
20 novembre 2017
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Guichard Iris ; Bardin Dominique
Crédits photographiques
© Jay
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
CA 42 ; 42 (Cat. 1883) ; 116 (Cat. peint. italiennes 1980)
Domaine
Dénomination
Titre
Adam et Eve au Paradis ; La Tentation d'Adam
Auteur
Précisions sur l'auteur
RENI : Bologne, 1575 ; Bologne, 1642 ; nationalité : Italienne
École (pays)
Italie, Bologne
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1620
Genèse
oeuvre en rapport
Historique
Dans la 'Description du Cabinet de tableaux de Mr Meyers à Rotterdam', publiée dans cette ville en 1714 chez Fritsch et Bohm, Jan Gerrit Van Gelder (1974) a retrouvé la mention d'un tableau de Guido Reni, 'Adam et Eve'. Ses mesures (H. 9 pieds 1 demi-pouce ; L. 6 pieds 5 pouces) permettent de supposer qu'il correspond à la toile maintenant à Dijon. De plus, il est indiqué que l'oeuvre provient de la collection de Jean Perrault. Jan Gerrit Van Gelder (communication écrite, 1974), [...] On la retrouve ensuite ; dans la Galerie du prince Eugène de Savoie à Vienne, où elle fut gravée vers 1730 par Salomon Kleiner d'après des dessins originaux exécutés vers 1729 ; [...] Dans cette peinture, l'art de Reni se caractérise par l'irréalisme du coloris, la transparence et la finesse de la pâte, l'ordonnance qui équilibre les figures suivant la mélodie des lignes, au mépris de la réalité, et par une certaine ambiguïté dans l'expression du sentiment de la faute, qu'exprime le regard langoureux de la femme. Le lion, aux côtés d'Adam, symbolise l'orgueil, tandis qu'Eve a pour compagne une panthère, image de la luxure. Des analogies apparentent le personnage d'Adam à l''Apollon' du tableau maintenant à Toulouse, 'Apollon et Marsyas' ; on peut rapprocher la toile dijonnaise du 'Samson victorieux' de Bologne, et de la série de l''Histoire d'Hercule' au Louvre. Stephen Pepper (communication écrite, 1971) la date des environs de 1620, tandis que Cesare Gnudi la situe un peu plus tard, entre 1620 et 1625 (communication écrite, 1971). (Notice de Marguerite Guillaume extraite du 'Catalogue raisonné du musée des beaux-arts : peintures italiennes', Ville de Dijon, 1980) ;
Probablement peint autour de 1620, ce tableau monumental se situe à l'apogée de la carrière de l'artiste. Après avoir longuement séjourné à Rome pour étudier les antiques et Raphaël, il est à nouveau et définitivement fixé, depuis 1614, à Bologne, sa ville natale où il s'est formé dans l'académie des Carrache. Conciliant le 'retour au naturel' prôné par les Bolonais et le classicisme humaniste de Raphaël, Guido Reni peint la beauté et la grâce, la noblesse du sentiment et la poésie, recherchant la pureté formelle par le dessin et le raffinement de sa palette. Dans cette évocation nostalgique du paradis perdu, sujet cher à l'artiste, il atteint une véritable plénitude. Les figures langoureuses et nues d'Adam et Eve, plus grandes que réelles, sont représentées avec un souci extrême de perfection plastique, dans l'esprit de la sculpture antique. L'élégance de leur pose et leur déhanchement étudié, la délicatesse de leurs gestes leur donnent une beauté immatérielle, sublimée par les tonalités irréelles d'une lumière argentée. La nature, présente par les animaux et le paysage de l'arrière-plan, relève d'une vision idéalisée du monde, expurgé de toute laideur et vulgarité, en adéquation avec l'iconographie. Cette grande peinture claire et lyrique, à l'atmosphère rêveuse et poétique, vaudra au peintre une réputation internationale, et ses oeuvres qui plaisent sont recherchées par les grandes cours européennes. De provenance prestigieuse, ce tableau a connu un parcours qui en témoigne : il a fait partie des collections du prince Eugène de Savoie à Vienne, puis du roi de Sardaigne, Charles-Emmanuel III, à Turin où il fut saisi par les armées françaises en 1799, avant d'être envoyé à Dijon.' (extrait de : Le musée des Beaux-Arts de Dijon, RMN, Musée des Beaux-Arts de Dijon, Paris, 2002. notice de Hélène Meyer) ; voir aussi : La Salle des Gardes au Musée de Dijon, en 1847 (CA 397) ; en rapport avec : Mérelle, Adam et Eve, Guermantes, Van Douwen, Adam et Eve, Kleiner, La Salle des tableaux, Reni, Samson, Bologne, Reni, Apollon et Marsyas, Toulouse, Hallé, Adam et Eve
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts