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POP | Plateforme ouverte du patrimoinePan et oursons
Pan et oursons




Référence de la notice
01370016941
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
22 novembre 2017
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Van Houteghem Sophie ; Bardin Dominique
Crédits photographiques
© Dijon, musée des beaux-arts
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
4193 ; 468 (Cat. sculptures 1960)
Domaine
Dénomination
Titre
Pan et oursons
Précisions sur l'auteur
FREMIET : Paris, 1824 ; Paris, 1910 ; nationalité : Française
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1864
Genèse
oeuvre en rapport
Historique
C'est dans l'atelier de Nieuwerkerke que Fremiet sculpte, selon Bartlett, 'Pan et ours'. Le 1er juin 1864, la direction des Beaux-Arts adresse une proposition d'acquisition pour ce groupe, que le sculpteur expose alors au Salon et pour une somme de 3000 francs. La décision est prise le 21 juin. L'Etat voulant faire exécuter l'oeuvre en marbre, on s'inquiète en janvier 1865 du bloc de marbre à fournir à l'artiste. Un premier bloc est essayé en février, essai apparemment infructueux puisqu'un second lui est délivré en mars 1866. Son praticien est alors Daumas. Le marbre est enfin exposé au Salon de 1867. Il est acquis par arrêté du 13 juin 1867 et payé 6000 francs, puis transporté au musée du Luxembourg en novembre 1867. Sans doute est-ce au côté aimable et plaisant de ce petit groupe que l'on doit attribuer son succès, encore durable au début du XXe siècle : 60 exemplaires toutes tailles confondues sont vendus en 1910-1912, ce qui en fait le second groupe animalier, en importance, après Ravageot et Ravageode. 'Pan et ours, écrit Jacques de Biez, est joli comme un conte de mon moulin ; c'est aussi net, aussi clair, rapide dans le récit et aussi agréable dans le pittoresque...' (p. 57) C'est le même caractère plaisant que relève Paul de Saint Victor cité par le même auteur : 'Quel charmant sauvage (...) que ce jeune dieu couché à plat ventre, qui du bout de sa baguette agace deux oursons' (p. 58). 'Pan et ours' n'est pas le premier groupe mettant en présence animaux et êtres humains ; avec 'Centaure Térée' (1861) et 'Métamorphose de Neptune' (1868), c'est un des rares groupes d'inspiration mythologique de sa carrière. On voit bien, pour celui-ci, ce que le petit faune doit dans son type, comme dans le sentiment de vivacité qui s'en dégage, au 'Jeune pêcheur napolitain' de Rude (1831), mais le parti que Fremiet en tire est plus aimable, moins incisif que celui choisi par son oncle. Le fait qu'il s'agisse bien d'un faune, et non d'un jeune garçon, enlève une part de l'intérêt que l'on peut trouver à ce groupe. Fremiet ne poursuivra guère ces thèmes (excepté pour le surtout de Sèvres) et c'est surtout dans les gigantesques affrontements, commencés avant les oeuvres du répertoire antique traditionnel, qu'il développera ce thème des groupes mixtes. ('Dénicheur d'oursons', 'Gorille enlevant une femme') (Notice de Catherine Chevillot extraite de 'Emmanuel Fremiet : La main et le multiple', Dijon, Grenoble, 1989) ; voir aussi : Pan et oursons (2004-9-1) ; en rapport avec : Fremiet, Pan et oursons, Paris
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts