Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinecafetière ; verseuse (tripode)
cafetière ; verseuse (tripode)





Référence de la notice
01370020920
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
20 octobre 2017
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Bardin Dominique
Crédits photographiques
© Jay
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
1995-9-1
Domaine
Dénomination
Auteur
Précisions sur l'auteur
FLEURY : Actif de 1787 à 1801. Bien documenté dans les archives semuroises : il apparaît dans le rôle de taille de la ville de 1782 à 1789. Il est reçu maître en 1781 Mentionné essayeur du bureau de garantie pour les objets d'or et d'argent en 1798. Apparaît la même année sur l'état des marchands et fabricants d'objets d'art et d'argent de la ville. Il est encore en activité en 1801. ; nationalité : Française
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1790
Historique
Le Musée des Beaux-Arts a entrepris depuis quelques années une politique d'acquisition de pièces d'orfèvrerie bourguignonne afin d'enrichir son fonds dans ce domaine. Sur cette verseuse sont portés quatre poinçons : le poinçon de jurande de Semur-en-Auxois, avec la date 1790, le poinçon de maître de Nicolas Fleury, les poinçons de charge et de décharge de la juridiction de Dijon de 1781 à 1789. Semur-en-Auxois compta une petite communauté d'orfèvres travaillant surtout pour une clientèle locale et produisant avant tout des pièces d'orfèvrerie civile ; Nicolas Fleury (actif à Semur-en-Auxois entre 1781 et 1801) fut reçu maître en 1781 et devint garde de la communauté de Semur en 1782-1783. Cette cafetière tripode, au manche en bois tourné, offre des proportions équilibrées. Le corps piriforme repose sur trois pieds à ressaut terminés en sabot d'animal. Le bec est creusé de cannelures longues et étroites, le couvercle est bordé, ainsi que le col, d'un faisceau de moulures lié d'un ruban dont les croisures sont marquées d'un cabochon : ce couvercle, décoré sur son sommet de feuilles lancéolées et de canaux, est surmonté d'un bouton en toupie. Cette remarquable pièce qui appartient à cette période charnière du début de la Révolution, offre un travail particulièrement soigné, avec, ce qui est peu fréquent, de discrets rehauts d'or dans les cannelures du bec et autour des attaches des pieds. (Notice de Catherine Gras extraite de ' Le musée des Beaux-Arts de Dijon ', RMN, Musée des Beaux-Arts de Dijon, Paris, 2002)
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts