Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineL'Apothéose de Racine. Son génie et Melpomène le conduisent à l'immortalité
L'Apothéose de Racine. Son génie et Melpomène le conduisent à l'immortalité

Référence de la notice
01370021036
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
17 octobre 2017
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Lhuillier Anne ; Bardin Dominique
Crédits photographiques
© Jay, © Bourquin
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
1995-6-1
Domaine
Titre
L'Apothéose de Racine. Son génie et Melpomène le conduisent à l'immortalité
Précisions sur l'auteur
PRUD'HON : Cluny, 1758 ; Paris, 1823 ; nationalité : Française
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1793
Genèse
oeuvre préparatoire ; oeuvre en rapport
Historique
L'édition Didot des 'Oeuvres de Jean Racine ', publiée en trois volumes de 1801 à 1805 et dédiée au Premier consul, est un monument de la typographie et de l'illustration. Celle-ci fut confiée à David, qui dirigea une équipe d'artistes : ses élèves Gérard, Girodet et Serangeli, mais aussi ses contemporains Peyron et Taunay et les sculpteurs Chaudet et Moitte, se partagèrent les cinquante-six planches (une par acte). Entreprise de longue haleine : Pierre Didot, dans un ' Avis ', précise ' que les dessins [avaient été ] commencés l'an Ier de la république ', soit en 1792-1793, et il racontera plus tard combien il avait eu de difficulté à faire travailler cette réunion de ' six ou huit peintres et douze ou quinze graveurs. C'était la tour de Babel avec la confusion des langages ' (Paul Lacroix, dit le Bibliophile Jacob, 'Collection de cinquante-sept estampes dessinées et gravées pour les Oeuvres de J. Racine, édition du Louvre, par les premiers artistes de la République française, Paris, 1877, p. 6). Prud'hon faisait partie des artistes choisis par Didot, et il commença des illustrations pour 'Andromaque ' mais David n'approuvait pas ce choix : ' Dès qu'il se vit en lutte avec l'école de David, il [Prud'hon] renonça de son propre mouvement aux travaux qu'on lui avait commandés et se retira. ' (Jacob). C'est Girodet qui illustra la tragédie. Malgré les protestations de David, Didot maintint la collaboration de Prud'hon, qui fut limitée au seul frontispice : c'était une allégorie, et sa place en tête du premier volume le distinguait de la suite des illustrations supervisées par David. Ce dessin préparatoire, ' énergique et vaillant croquis ' (Goncourt), fut suivi d'un autre, très fini comme il se doit. Exposé hors catalogue au Salon de 1798, ce dernier était destiné au graveur Henry Marais, dont l'estampe (Goncourt 143), en sens inverse, avait été exposée en 1796 (n° 836) sans mention du nom du dessinateur ... Dans cette ' distribution de prix ' (Séznec), un Racine souriant, l'air emprunté dans son costume de cour, s'avance timidement, sous le regard des poètes dramatiques de la Grèce, Euripide, Sophocle, Aristophane et Ménandre, dont les bustes ne sont ici qu'esquissés. Il est guidé par son génie (figure nue que la composition finale montrera de trois-quarts face) et une Melpomène sévèrement drapée, vers l'Immortalité qui le couronne. (Notice de Sylvain Laveissière extraite de ' Prud'hon ou le rêve du bonheur ', Paris, Grand-Palais ; New-York, Metropolitan Museum of Art, 1997-1998) ; en rapport avec : Prud'hon, L'Apothéose de Racine, coll. part.
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts