Précisions sur les inscriptions
signature, au dos avant cuisson, au stylet : PISTILLUS FEC : Pistillus fecit ; inscription, à gauche : Sur moulure, face : 350 ; étiquette, à l'intérieur : : B 843 ; étiquette, à l'intérieur : AD
Sujet représenté
figure mythologique (déesse, fortune, abondance, femme, assis, corne d'abondance, patère)
Précisions sur le sujet représenté
'Cette pièce, unique par son sujet et ses dimensions dans la production des figurines en terre blanche, a été fabriquée en juxtaposant huit éléments sortis de moules différents et ajustés ensuite à la barbotine. Les trois déesses, assises sur un banc installé sur un socle élevé et creux, tiennent de la main gauche une corne d'abondance et une patère de la droite. L'estampille du potier, PISTILLUS FEC (it), a été imprimée avant cuisson sur la partie postérieure.' Autun, Augustodunum, 1987, pp. 257-300, dont p. 289, n° 586; 'L'ensemble est creux du bas du socle au sommet des personnages. Cependant 6 trous d'évent ont été percés derrière le groupe, 3 au bas du dos des figurines, 3 entre les franges du tapis. Le grand socle, assez élevé (65mm), est ouvert complètement par le bas, comme le sont les socle de statuettes gauloises habituellement. Il porte un deuxième socle qui sert de banquette aux divinités. Cette banquette est recouverte d'un épais tapis, qui retombe par derrière jusque sur le grand socle; son bord inférieur est découpé en dents de scie, et ses bords verticaux sont concaves. On peut supposer que le modeleur a voulu suggérer qu'il retombait aussi par devant, où il serait caché par les robes des déesses. Les trois déesses ont comme attribut la corne d'abondance, tenue de la main gauche contre l'épaule et la patère contenant un objet circulaire appuyée contre la cuisse droite. Elles sont toutes trois habillées de longues robes qui tombent jusqu'à terre et recouvrent leurs pieds, ne laissant voir que la pointe de leurs chaussures. Deux tuniques très amples et très fines sont passées par dessus cette robe. La figure dont le torse subsiste nous montre combien ce costume était luxueux. La tunique supérieure a un col largement échancré; elle croule et retombe par dessus une ceinture qu'elle cache; les manches ne sont pas cousues, mais fermées de l'épaule au coude, par 4 agrafes qui laissent bailler l'étoffe en festons réguliers. Sur les déesses de droite et de gauche, cette première tunique, relevée sur les genoux, tombe de part et d'autre des cuisses; sur celle du milieu, les plis se regroupent entre les jambes et glissent jusqu'au bas de la robe. La deuxième tunique, en tissu très fin comme la première, suit le mouvement de la robe et s'arrête un peu au-dessus de son bord inférieur. [...]' Vertet, Triade de déesses-mères en argile au musée Rolin, M.S.E. 52, 1971-1974, pp. 49-55; 'n° 350 Trois déesses réunies ensemble comportant trois déesses tenant de la main gauche une corne d'abondance et de la droite une patère; elles sont assises sur un banc installé sur un socle élevé; le rendu des tissus est très soigné.' Vertet, Vuillemot, Figurines gallo-romaines en argile d'Autun, M.S.E. 52, 1971-1974, p. 170, pl. 18