Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinebarillet
barillet




Référence de la notice
01610005099
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
4 novembre 2015
Date de mise à jour
23 février 2026
Crédits photographiques
© Claudine Massard
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
B 18 bis ; G55 (N° d'étude)
Domaine
Dénomination
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Époque
gallo-romain
Historique
'Le verre, mélange de sable siliceux (corps vitrifiant), de soude ou de potasse (fondants) et de chaux (stabilisant), dont la découverte fortuite remonte au quatrième millénaire avant notre ère, ne fut utilisé en tant que matière indépendante qu'à partir du deuxième millénaire, en Egypte et en Phénicie, qui exportèrent leurs productions autour de la Méditerranée. Grâce à l'invention de la canne à souffler le verre au premier siècle avant J.C., l'industrie verrière fut importée en Italie par des verriers orientaux, puis elle s'installa en Gaule où des ateliers s'établirent aux premier et second siècles de notre ère. La production des récipients en verre soufflé à l'air libre ou dans des moules se développa alors. Le goût du luxe se marqua dans le nord de la Gaule et en Germanie par une production de verre presque incolore dont la pureté était due à l'usage des décolorants, mais aussi à un choix plus strict des matériaux soumis à la fusion. Dès le milieu du quatrième siècle, la pureté du verre tend à disparaître et il révèle une coloration vert-brun caractéristique. Souvent trouvées dans les sépultures où elles sont placées à côté des restes du défunt, les verreries ont, cependant, eu en premier lieu un usage typiquement domestique. Les urnes retrouvées dans les tombes appartiennent à des formes qui ont servi auparavant de jarres. Les fouilles de la ville gallo-romaine d'Alésia par exemple ont fourni un nombre considérable de fragments se rattachant aux formes des ollae. Les bouteilles, les carafes, les barillets ont contenu des liquides et du vin, les balsamaires et fioles, des baumes et parfums avant d'accompagner le mort, renfermant alors des offrandes liquides (vin ou miel mélangé de lait) ou des parfums pour plaire aux dieux. Au départ, les verriers copient les formes céramiques (urnes, aryballes) et les formes de la vaisselles en bronze (coupes côtelées, encore appelées coupes à godrons, anses de carafe imitant les anses de métal et décorées d'un mascaron à leur base). Très vite, cependant, maîtrisant de plus en plus la matière vitreuse ils créent des formes telles que des bols, des carafes, des verres à pied, des bouteilles, des barillets, des tonnelets, formes caractéristiques de cet art. La fabrication du verre fut donc intense à l'époque gallo-romaine. Les verreries présentées ici en témoignent largement, et donnent un vaste panorama de cette production et de la diffusion de la vaisselle en verre dont on retrouve des parallèles non seulement en Bourgogne, mais aussi dans toute la Gaule et en Germanie. Autun, Augustodunum, 1987, pp. 143-151, n° 235-252
Localisation
Autun ; musée Rolin