A.1001
Yseult la blonde - L'Epopée Française : Tristan et Yseult
Bussière : Cuisery, 1862 ; Saulieu, 1928
France
H. en cm 61 ; l. en cm 50 ; H. en cm (avec cadre) 69.5 ; l. en cm (avec cadre) 59 ; E. en cm (avec cadre) 5
Jeune fille en buste de face - coiffe or - tunique or, manches rouges; cette étude a pour véritable objet l'expression du regard : sous la ligne pure et sévère des sourcils couve le feu ardant de la surnaturelle passion née du 'boire amoureux', ce philtre magique qui condamne à un amour irrésistible. L'essence même de la légende celtique est contenue dans ce regard halluciné où ce mêlent les fascinations et les tourments de la passion amoureuse. Par la suite, Bussière donnera à ses Brunnhild, Ophélie et autres Juliette de larges prunelles irisées de paillettes aussi irréelles que les légendes elles-mêmes (Françoise Rouge)
roman, Tristan et Yseult
oeuvre en rapport
Dans l'ouvrage qu'il consacrait à G. Bussière (La vie et l'oeuvre de Gaston Bussière, peintre, illustrateur, graveur, Emile Bussière, éd. Ferroud, 1932), son frère dénombrait six tableaux inspirés du roman médiéval, dont trois ont figuré au Salon des artistes Français. L'Etreinte et La coupe exposées en 1911, puis La mort d'Yseult en 1912, ont succédé à une très grande composition (230 x 320 cm) intitulée Tristan et Isolde et datée 1896, moment où la musique wagnérienne enflamme Paris. Tous ces tableaux sont aujourd'hui dispersés, ce qui fait de cette étude un témoignage précieux sur la place originale du peintre dans l'univers symboliste de la fin du 19e siècle. La partie la plus aboutie de ce travail préparatoire est le visage d'Yseult dont la facture porcelainée rappelle l'influence académique encore proche de Cabanel qui fut le premier maître de G. Bussière
propriété de la commune, achat en vente publique, Mâcon, musée des ursulines
1971
Collection privée, Bussière Gaston, 20e siècle, Mâcon, (Atelier de l'artiste)
Dans l'ouvrage qu'il consacrait à G. Bussière (La vie et l'oeuvre de Gaston Bussière, peintre, illustrateur, graveur, Emile Bussière, éd. Ferroud, 1932), son frère dénombrait six tableaux inspirés du roman médiéval, dont trois ont figuré au Salon des artistes Français. L'Etreinte et La coupe exposées en 1911, puis La mort d'Yseult en 1912, ont succédé à une très grande composition (230 x 320 cm) intitulée Tristan et Isolde et datée 1896, moment où la musique wagnérienne enflamme Paris. Tous ces tableaux sont aujourd'hui dispersés, ce qui fait de cette étude un témoignage précieux sur la place originale du peintre dans l'univers symboliste de la fin du XIXème siècle. La partie la plus aboutie de ce travail préparatoire est le visage d'Yseult dont la facture porcelainée rappelle l'influence académique encore proche de Cabanel qui fut le premier maître de G. Bussière Mais cette étude a pour véritable objet l'expression du regard : sous la ligne pure et sévère des sourcils couve le feu ardant de la surnaturelle passion née du 'boire amoureux', ce philtre magique qui condamne à un amour irrésistible. L'essence même de la légende celtique est contenue dans ce regard halluciné où ce mêlent les fascinations et les tourments de la passion amoureuse. Par la suite, Bussière donnera à ses Brunnhild, Ophélie et autres Juliette de larges prunelles irisées de paillettes aussi irréelles que les légendes elles-mêmes.
'Wagner', exposition organisée par la Bibliothèque nationale, à la Bibliothèque-Musée de l'Opéra, du 25 octobre 1983 au 26 janvier 1984. ('Wagner', exposition organisée par la Bibliothèque nationale, à la Bibliothèque-Musée de l'Opéra, du 25 octobre 1983 au 26 janvier 1984.) 100 peintures des collections, musée des Ursulines, Mâcon, 28 mai/26 Septembre 1999. Exposition La Légende du Roi Arthur, Bibliothèque nationale de France, Site François Mitterrand, 20 octobre 2009- 24 janvier 2010
100 peintures des collections, musée des Ursulines, Mâcon, 28 mai / 26 septembre 1999.