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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineFête de village
Fête de village

Référence de la notice
01720002974
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
26 juin 2003
Date de mise à jour
23 février 2026
Crédits photographiques
© Tournier Pascal - utilisation soumise à autorisation, musées de Mâcon
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
A.773 ; BA 387 H 261 (Inv. Magnien)
Domaine
Dénomination
Titre
Fête de village
Auteur
Précisions sur l'auteur
Bruxelles, vers 1665 ; ?, 1702 ;
Les données biographiques concernant Mathys ou Mathieu Schoevaerdts, peintre et graveur, sont extrêmement minces. De sa naissance comme de sa mort, nous n'en supposons qu'approximativement les dates et le lieu. Son apprentissage de la peinture en 1682 auprès d'Adrien François Boudewyns à Bruxelles, nous laisse supposer qu'il serait né vers 1665. Il semble par ailleurs qu'il jouît de son vivant d'une certaine estime puisqu'il fut admis à la Guilde de Bruxelles en 1690 et en assuma le décanat dans le courant de cette décennie. On sait, en outre, qu'il était le frère de François Schoevaerdts, peintre actif à Bruxelles en 1704. Suiveur attardé de Jan Brueghel de Velours, ses tableaux exhalent un charme délicat où l'évocation des fêtes populaires, de paysages animés, servent de prétexte à l'exacte représentation d'une place de village, d'une ruelle, ou d'une campagne périurbaine. Les deux oeuvres présentes dans les collections mâconnaises, semblent issues d'une première période de l'artiste, où le besoin d'intime et de protection est rendu par la fragilité des personnages, qui semblent veillés par les bâtiments et les arbres imposants. Ce besoin de sécurité face aux dimensions cosmiques est très bien rendu par l'enveloppement de l'architecture par les arbres, comme pour adoucir les limites et le contact entre l'environnement humain et l'univers. Durant la seconde partie de sa carrière, Mathys Schoevaerdts subira l'influence de paysagistes italianisants, privilégiant alors l'impression d'espace au détriment de la polychromie. (Benoît Mahuel)
Localisation
Mâcon ; musée des ursulines