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Scène de bataille

Référence de la notice
01720005577
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
3 novembre 2005
Date de mise à jour
23 février 2026
Crédits photographiques
© Tournier Pascal - utilisation soumise à autorisation, musées de Mâcon
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
A.14 ; BA1 46 H 45 (Inv. Magnien :)
Domaine
Dénomination
Titre
Scène de bataille
Précisions sur l'auteur
Saint-Hippolyte, 1621 ; Rome, 1676
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Historique
Doute sur l'auteur ; Anonymes, ces deux peintures sont bien à la manière de Jacques Courtois, ce qui permet avec la réserve d'usage de les lui attribuer. En effet, ce peintre, né dans le Doubs, mort en Italie, a consacré la plus grande partie de sa vie à la peinture d'histoire, celle qui se fait sur des champs de batailles, tragiquement déterminante dans la destinée des peuples. Très jeune, il découvrira l'Italie et ses guerres, sujet qui, d'une certaine façon, le comblera, variant ainsi l'exploration des territoires et d'affrontements où se révèle, dans un décor grandiose, un désastre sanguinaire. Aussi, dans l'un des tableaux, par une représentation très élaborée où se mêle la part d'ombre aux chatoiements des costumes colorés, dans une pathétique confusion, sont enchevêtrés hommes et chevaux dans un chaos indescriptible. On peut observer que dans l'autre tableau, l'organisation de la composition est condensée au centre de celui-ci, avec l'imbrication des quatre chevaux, de sorte que les mouvements des bras droits alignés sur la médiane horizontale accentuent la tragédie du cavalier mettant genoux à terre, agonisant. De même, l'expression du mouvement est très présente, donnant beaucoup de force à la construction. Le premier plan s'impose dans la rudesse de l'action, alors qu'au loin apparaissent en nombre d'autres cavaliers dans un élan dévastateur. Si l'on perçoit de Jacques Courtois une remarquable spontanéité à peindre, il n'en est pas moins vrai que l'on ne manquera pas de s'interroger aujourd'hui sur cette fascination de la gestuelle combative, vécue comme une certaine délectation contemplative à la beauté du geste. Celle-là même qui, dans le meurtre, satisfait les monarques. JCC
Localisation
Mâcon ; musée des ursulines