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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLa Source
La Source

Référence de la notice
01720007427
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
3 novembre 2005
Date de mise à jour
23 février 2026
Crédits photographiques
© Tournier Pascal - utilisation soumise à autorisation, musées de Mâcon
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
A.171
Domaine
Dénomination
Titre
La Source
Auteur
Précisions sur l'auteur
Drubec, 1829 ; Paris, 1901
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Historique
L'important fonds conservé au musée de Mâcon - huit peintures, un dessin - , pour cet artiste originaire du Calvados, est dû en grande partie à la générosité de Mme veuve Guittard en 1971. Cette épouse de notaire à Jullié en Beaujolais, possédant une série de portraits de famille que l'artiste avait réalisés alors qu'il y décorait l'église en 1876, fit don de trois d'entre eux ainsi que d'une étude dite Le modèle italien. Cet élève de Léon Cogniet - chantre de la tradition classique parce que lui-même formé par Pierre Narcisse Guérin et formateur de nombreux peintres - expose au Salon à partir de 1861 jusqu'à sa mort en 1901, mais aussi à Mâcon en 1874. Il résidait alors depuis sept ans 22 rue de la Paroisse. Il faisait partie de 'la commission de l'exposition' et se trouvait très impliqué dans la décoration d'églises (St Pierre à Mâcon de 1867 à 1882, Chânes, 1873 ou Jullié, en Beaujolais, 1876). C'est peut-être en souvenir de cette époque que l'artiste offre au musée de Mâcon, en 1888, cette grande huile sur toile intitulée La Source. En perspective, il convient de se rappeler le même sujet par Ingres (1856) dont le succès confina au scandale. Les mêmes ingrédients de sensualité d'un corps nu (de face chez Ingres, de dos chez Krug) se découpant en arabesques devant un rocher qui bloque l'espace, la présence de l'eau d'une cruche renversée pour le premier et qui naît dans la fente d'un rocher pour le second, s'organisent sur la toile. En revanche, là où la facture est lisse, porcelainée avec Ingres, elle est toute de frémissements, en touches juxtaposées et incurvées chez son émule. Par là même, cette allégorie s'inscrit bien dans les propositions novatrices de la fin du siècle. ML
Localisation
Mâcon ; musée des ursulines