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POP | Plateforme ouverte du patrimoineLa Saône
La Saône

Référence de la notice
01720007476
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
3 novembre 2005
Date de mise à jour
23 février 2026
Crédits photographiques
© Tournier Pascal - utilisation soumise à autorisation, musées de Mâcon
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
A.1015 ; BA1 685 H 490 (Ancien numéro de classement)
Domaine
Dénomination
Titre
La Saône
Précisions sur l'auteur
Nice, 1705 ; Paris, 1765
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Historique
En 1977, à l'occasion de l'exposition Carle Vanloo à Nancy, nous avons pu voir, dans cette dernière ville, sous le n° 83, un Fleuve et sous le n° 84 une Naïade, huiles sur toile de 144 cm x 113 cm, toutes deux signées. Elles avaient été commandées par l'architecte Carl Halerman pour le palais royal de Stockholm, après avoir été exposées à Paris au Salon de 1741. Elles sont aujourd'hui au musée national de Suède. De taille quasi identique, les deux répliques de Mâcon ne sont pas signées mais figurent dans le catalogue de 1977 sous la rubrique des analogies représentant le Rhône et la Saône, ayant appartenu au marquis de Montesquiou, mises en vente le 9 décembre 1788 avec pour commentaire 'deux belles figures de proportion naturelle'. Données au musée de Mâcon en 1971 par Mme Altounian Lorbet, elles témoignent du goût très sûr et de la générosité de cette dynastie d'amateurs-collectionneurs-antiquaires. Le succès de ces allégories permettait à l'artiste la multiplication des copies ; en 1753, une paire était exposée aux Salons de Toulouse (n° 11 et 12) ; elle appartenait à cette date à J.F. Desazars. Carle Vanloo, né à Nice en 1705 d'une famille de peintres hollandais fixée en France au milieu du 17e siècle, fut le plus célèbre d'entre eux. Grand Prix de Rome, il séjourne en Italie avant de rentrer à Paris en 1734 et d'être reçu à l'Académie l'année suivante. De nombreuses commandes royales (1762, premier peintre du roi ; 1763, directeur de l'Académie) et de l'Eglise, assoient sa réputation qui devient bientôt internationale. Il est le parfait représentant du ' grand style '. Les deux exemplaires mâconnais illustrent la maîtrise de la composition et l'efficacité du chromatisme. Un allègement des vernis ainsi qu'une restauration légère s'imposeraient pour mesurer toute la plasticité de ces pendants. ML
Localisation
Mâcon ; musée des ursulines