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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineSamson et Dalila
Samson et Dalila

Référence de la notice
01720007508
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
3 novembre 2005
Date de mise à jour
23 février 2026
Crédits photographiques
© Tournier Pascal - utilisation soumise à autorisation, musées de Mâcon
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
A.798
Domaine
Dénomination
Titre
Samson et Dalila
Auteur
Précisions sur l'auteur
Saint Ambreuil, 1868 ; Neuilly-sur-Seine, 1926
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1892
Historique
Un an plus tard, après son demi-échec au prix de Rome, Adolphe Déchenaud se penche sur ce mythique récit de la séduction funeste, entretenue dans son éphémère élan par un tyrannique pouvoir. Ce thème biblique, où se mêlent la trahison et la duplicité, permet au peintre une interprétation toute académique, laissant peu de place à l'invention, tant la construction se veut convenue. Les deux protagonistes sont en effet ramassés au centre de la toile, dans l'intersection des deux médianes. Samson, dans une somnolence étonnamment confiante, vu les précédentes aventures vécues par lui, s'abandonne à la voluptueuse Dalila, dont l'innocente et généreuse nudité voile mal son traître dessein. La main droite saisit la paire de ciseaux, alors que l'autre regroupe les sept tresses de cheveux où, par la coupe de celles-ci, sera anéantie la force du géant. La taille démesurée de Samson, dans sa vulnérabilité révélée, accentue la domination séductrice de la jeune Dalila, dans une approche érotique non dissimulée. On retrouve ici, et dans combien de tableaux de cette deuxième moitié du 19e siècle, un des stéréotypes de la femme orientale, dans la perception d'une ardente fascination nimbée, d'une façon plus ou moins avouée, de perversité. JCC
Localisation
Mâcon ; musée des ursulines