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Instruments de musique

Référence de la notice
01720009776
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
13 mars 2013
Date de mise à jour
26 novembre 2024
Crédits photographiques
Pierre Plattier
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2008.0.4
Domaine
Dénomination
Titre
Instruments de musique
Précisions sur l'auteur
PERRIN : Lagnieu, 1831 ; Pont-de-Veyle, 1909 ; Sans doute Hippolyte Perrin était-il un artiste accompli. Cette grande peinture à usage décoratif en témoigne. Sur l'une des diagonales, un violoncelle structure la composition montrant l'éventail des instruments pratiqués par l'Union chorale de Mâcon qui détenait la toile avant d'en faire don au musée de la cité. Cette Union chorale ou Société chorale - partie intégrante de la Société de musique qui deviendra l'Harmonie municipale - se réunissait dans les locaux de l'Hôtel de Ville jusqu'à la fin du 19e siècle, selon l'étude effectuée par J-P Noly (1). Cette peinture exprime bien le regain d'activité musicale qui se manifeste à Mâcon à partir de 1884. Les cordes (violon, violoncelle), les cuivres (trombone, trompette, cor) et les vents (clarinette, hautbois, cornemuse) montrent, avec une gamme colorée claire, dans ce grand dessus-de-porte ou dessus de scène, la diversité des pratiques musicales destinées à accompagner les fêtes et cérémonies d'une collectivité ainsi que les récompenses obtenues. Elle est également emblématique de l'éclectisme des pratiques de Perrin. Peintre de chevalet, il a réalisé de nombreux paysages animés dont il ne reste que la mémoire familiale. De même une brochure sur Mâcon publiée en 1914 par Protat pour le compte du Syndicat d'Initiative nous montre opportunément la reproduction d'une peinture allégorique ovale qui ornait la pharmacie Games, décor aujourd'hui disparu. Saisissons l'occasion de cette étude pour évoquer la carrière de Perrin en tant que peintre de décor mural. Comme d'autres artistes ses contemporains, lui qui était né à Lagnieu dans l'Ain, a été attiré par le grand chantier ' néo-roman ' de l'architecte Berthier (Charolles 1811 - Mâcon 1873). L'église St-Pierre à Mâcon a été consacrée en 1867, mais plusieurs artistes y ont travaillé jusqu'à l'aube du 20e siècle : le lyonnais Jean-Baptiste Beuchot (1821 - 1884 ?) réalisa plusieurs chapelles dès 1866 pour seconder le mâconnais Claudius Clair (1822 - 1867). Victor Bussière (Cuisery 1836 - Mâcon 1905), quant à lui, aura la charge de la chapelle Ste Marie-Madeleine avec un autre mâconnais d'adoption, Joseph-Victor Constant (1824 - 1881). Citons encore Edouard Krug (1829 - 1901), venu du Calvados, qui interviendra dans plusieurs chapelles entre 1867 et 1882. Hippolyte Perrin est donc en bonne compagnie pour réaliser la chapelle St Benoît et Ste Scholastique, datée de 1871. Il poursuivra ce type de peinture à fresque, avec la technique à la cire, en réalisant une Adoration des bergers pour l'église St Vincent de la Frette dans l'Isère. Nous connaissons de ce peintre deux adresses à Mâcon : 19 rue Philibert Laguiche et 24 rue Lamartine. Il terminera les dernières années de sa carrière 5 rue des Echets à Pont-de-Veyle dans l'Ain et fera partie du conseil de fabrique de l'église de la ville (2). Marie Lapalus 1. Noly Jean-Paul, Historique de l'harmonie municipale de la Ville de Mâcon et la famille Delbecq, 5 août 2002. 2. Il semblerait également, selon Emile Magnien, conservateur, qu'il ait été le maître du peintre mâconnais Honoré Hugrel dans le cadre de ' l'entreprise Perrin ' à Mâcon.
Localisation
Mâcon ; musée des ursulines