Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineJeanne d'Arc, la Prédestinée
Jeanne d'Arc, la Prédestinée

Référence de la notice
01720023282
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
6 février 2015
Date de mise à jour
21 juin 2023
Crédits photographiques
© Musées de Mâcon
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2014.6.1
Domaine
Titre
Jeanne d'Arc, la Prédestinée
Précisions sur l'auteur
Bussière : Cuisery, 1862 ; Saulieu, 1928
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1908 ; 1911
Historique
En 1908, Bussière expose au Salon des artistes français sa peinture La Prédestinée : Jeanne d'Arc est en proie à des visions, alors qu'un ange lui murmure sa mission divine. Cette oeuvre a valu à l'artiste une médaille d'or au Salon qui le plaça hors concours. Cette composition se rattache à un vaste projet - ou cycle - que Bussière conçoit durant toute sa vie, faisant dialoguer Jeanne d'Arc et Roland de Roncevaux dans une même incarnation patriotique. Chez ce peintre symboliste, le cycle historique fait une part belle à la légende. Mais Bussière, militaire de réserve, chevalier de la Légion d'honneur (à titre militaire), pense chaque nouvelle peinture de la vie de Jeanne d'Arc comme un chapitre qu'il intègre consciencieusement aux oeuvres déjà créées. En 1910, il répond à la demande d'un éditeur anglais, Georges Allen & Unwin, d'illustrer un ouvrage sur la vie de Jeanne d'Arc, The Matchless maid. Le peintre propose un ensemble d'oeuvres de techniques diverses (aquarelle, peinture, grisaille). Notre aquarelle La Prédestinée présente de fortes similitudes (choix des coloris, dimensions du dessin, composition des personnages, emplacement de la signature), avec l'ensemble du projet. Il est probable que Bussière, à l'occasion de cette commande, ait voulu transposer par cette technique sa peinture récemment primée. La présence de cette oeuvre dans la collection d'héritiers de la famille Bussière laisse supposer que l'artiste la conserva dans son atelier ou l'offrit à un proche. Gaston Bussière réalisa une estampe d'après la peinture qui fut éditée en 1911 par la Société des Artistes graveurs. Le musée des Ursulines possède différents états de cette eau-forte (inv. 999.11.55/60). L'aquarelle et la gravure sont une autre facette des techniques abordées par Bussière, qui se présente régulièrement au Salon dans ces spécialités. Il reprend ses thèmes de prédilection ou compose des oeuvres en lien avec les nombreux récits qu'il illustre pour les éditions parisiennes Ferroud. BM
Localisation
Mâcon ; musée des ursulines