Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinelit-clos (2) ; banc (1)
lit-clos (2) ; banc (1)

Référence de la notice
02080006871
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
19 décembre 2002
Date de mise à jour
27 mai 2021
Crédits photographiques
© Patrick Sicard
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
R.2002.00.17 1 à 3 ; 94 (Numéro de dossier) ; 355 (Numéro de dossier)
Domaine
Dénomination
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1732
Lieu de création / utilisation
Finistère (lieu d'exécution)
Lieu historique
Cornouaille
Utilisation / destination
Précisions sur l'utilisation
Trois parties lorsque le meuble est monté. Dossier 94 = lit-clos. Dossier 355 = banc. ; C'est du logement communautaire, mêlant, dans une salle commune, parents, grands-parents, enfants, valets et servantes, que le lit-clos (gwele kloz) tire sans doute son origine : il procurait une intimité tout en protégeant du froid. Il domina en Basse-Bretagne, à partir du XVIIIe siècle, mais les logis les plus misérables ne connaissaient encore, au début du siècle suivant, que la très modeste 'couchette de clisses'de vannerie. Chez les paysans aisés, le lit-clos était souvent réservé au maître de maison, les autres membres de la maisonnée se contentant de châlits, coffre ouverts pourvus d'un ballot de paille. Les plus anciens lits-clos du Finistère sont des lits 'carosses', à trois ou quatre côtés ouverts, ou des lits d'angle, -présents en Léon au XVIIe siècle. Leur succédèrent les lits à encastrer, ouverts et ornés seulement en façade, incorporés dans l'alignement des meubles de la salle commune. Un lit échappait à cette disposition, placé face à la table et accolé d'un coffre qui servait de banc. Le décor du lit contribuait souvent à la protection religieuse du foyer, à travers son décor sculpté, sur lequel le monogramme du Christ est fréquent (I. H. S. Iesus Hominum Salvator), par l'intermédiaire d'un bénitier de faïence accroché à la façade, ou au moyen d'une figurine de Vierge, placée dans une niche au centre de la corniche. Placé contre la façade du lit-clos, le banc tossel faisait à la fois office de siège, de coffre, et de marchepied permettant l'accès à la couchette. On y posait le berceau (ber), à portée de la surveillance des parents, mais hors d'atteinte des rongeurs ou des animaux domestiques
Localisation
Quimper ; musée départemental Breton