Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinecoffre
coffre


Référence de la notice
02080006911
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
19 décembre 2002
Date de mise à jour
23 février 2026
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
R.983.110 ; 123 (Numéro de dossier)
Domaine
Dénomination
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Lieu de création / utilisation
Finistère (lieu d'exécution)
Précisions sur l'utilisation
Né du nomadisme, le coffre est le plus ancien des meubles et fut longtemps utilisé à l'exclusion de tout autre. On y stockait les céréales comme les vêtements ; l'armoire ne lui succéda que tardivement pour le rangement de ces derniers. Les inventaires après décès du Léon et de Haute-Cornouaille indiquent, aux XVIe et XVIIe siècles, sa place prépondérante parmi les biens des couches aisées de la société rurale. Coffres 'à garder le blé'et 'huges'(huches) plates 'à garder les draps'paraissent étroitement liés à la culture du lin qui fit la prospérité de cette zone. Les premiers, à couvercle bombé, sont hauts de plus d'un mètre et longs du double. Les coffres à draps et vêtements sont nettement moins longs (130 à 150 cm). Le décor sculpté en léger relief est concentré sur les panneaux de la façade. Plusieurs répertoires s'y développent et parfois s'entremêlent. A la tradition gothique, qui survécut dans le mobilier breton jusqu'au XVIIe siècle, se rattachent les 'plis de serviettes'(moulures verticales), les soufflets, larmes et la plupart des motifs tracés au compas : fleurons, rosaces, etc. Les variations décoratives de la Renaissance française constituent la seconde source de l'ornementation des coffres bretons, empruntée à l'architecture léonarde : rinceaux, entrelacs, mascarons, angelots, pampres, caryatides... La représentation humaine, enfin, y est abondante :saints, vie du Christ, scènes de chasse, etc. Dans sa forme la plus élaborée, la serrure gothique comprend à l'extérieur une grande plaque métallique presque carrée (palâtre), renforcée par trois brides verticales : deux aux extrémités, fixées au meuble par de longs clous, et une autre au centre, mobile, pour cacher l'entrée de la clé. Une fente rectangulaire, à gauche du trou d'entrée, reçoit la boucle du moraillon, abattant métallique solidaire du couvercle. En position de fermeture, cette boucle est traversée par un pêne
Localisation
Quimper ; musée départemental Breton