Mesures
H. 94 cm, l. 101,5 cm (avec cadre) ; H. 65 cm, L. 73 cm (sans cadre)
Précisions sur les inscriptions
signature ;
G. Rochegrosse (en bas, à gauche)
Description
Supposée avoir été exécutée vers 1895, Salammbô et les colombes est entrée dans les collections du musée d'art et d'histoire de Dreux en 1957. Rochegrosse réalisa plusieurs tableaux sur le même thème, dont celui du Musée Anne-de-Beaujeu à Moulins (1886, huile sur toile), en plus d’une édition illustrée du roman éponyme de Gustave Flaubert (1821-1880) pour son ami André Ferroud (1849-1921), à laquelle il travailla dès son arrivée en Algérie . Le sujet est emblématique des productions du peintre, entre reconstitution archéologique et rêve éveillé. Fille du général Hamilcar, belle et mélancolique, Salammbô se repose dans sa chambre à la fin du jour. Son esclave Taanach enlève des fenêtres ajourées les losanges de feutre noir dont on bouchait les ouvertures pendant l’ardeur du soleil. Les oiseaux, apprivoisés et consacrés à la déesse Tanit dont le temple était voisin du palais, viennent égayer l’avant-plan de leur blanc plumage. Les douces figures sont, d’usage, placées au sein d’un décor théâtralisé. Particulièrement pour cette toile aux tons chauds et baignant dans une lumière diffuse, le choix d’un espace clos permet de déployer une ornementation murale et un antique ameublement oriental.
Sujet représenté
scène (Salammbô, couché sur le côté, colombe, Taanach)
Source de la représentation
Gustave Flaubert, Salammbô (1862).