Précisions sur les inscriptions
(Japonais, sinogrammes) : 2 idéogrammes sur l'éventail, 入 山
Description
Ivoire taillé et incrusté de bois et de nacre. ; Personnage assis avec une jambe repliée sous ses fesses. Il porte un kimono marron à fleur et pois en nacre. Il a la tête souriante et tournée vers la gauche. Il tient de la main droite un éventail rigide, avec des inscriptions, devant son épaule gauche. Il a les pieds nus. ; Le netsuke est un accessoire vestimentaire en ivoire, en os, en bois ou en pierre percé de deux trous (himotoshi) et qui sert de contrepoids à l’inrô, petite boîte de trois à cinq compartiments superposés. Ces petites boîtes utilisées dès la fin du XVIe siècle étaient à l’origine destinées à contenir le sceau de leur propriétaire mais plus tard, on y entrepose des médicaments. Le tout était suspendu à la ceinture du kimono (obi) par une cordelette de soie à l’extrémité de laquelle le netsuke est placé au-dessus du bord supérieur de la ceinture, visible aux yeux du passant attentif. En l’absence de poches, les différents objets de la vie courante comme la bourse, le matériel pour écrire ou l’étui à pipe étaient transportés dans des boîtes suspendues au obi (sagemono). Il semble que les premiers netsuke aient été de simples coquillages ou morceaux de bois. Néanmoins, l’enrichissement de la classe sociale des marchands à l’époque d’Edo (1600-1868) et la généralisation de la consommation du tabac augmentent la demande en netsuke de plus en plus sophistiqués. Leur fabrication devient une discipline à part entière et les artistes commencent à apposer leur signature dès le milieu du XVIIIe siècle. On distingue plusieurs types de netsuke : les plus fréquents sont les katabori netsuke, petites sculptures en trois dimensions. Les manju netsuke arborent une forme plate et arrondie et portent un décor gravé sur une seule ou deux faces. Une dernière catégorie, les sashi netsuke, longs et plats, peuvent être glissés sous la ceinture. Les thématiques sont aussi nombreuses que variées : bestiaire réaliste ou légendaire, allusions à la mythologie Shinto ou à l’iconographie bouddhique, références aux métiers ou au monde du théâtre, jeux de mots, sujets érotiques, etc. La plupart sont réalisés en ivoire (éléphant, morse), avec parfois des rehauts de couleur, ou en bois, plus rarement en pierre. Il n’est pas surprenant que les Occidentaux soient devenus friands de ces petits objets truculents et exotiques dans leurs sujets, faciles à transporter, à échanger, à collectionner.