Description
Aquarelle sur papier ; Né à Lille en 1848 et disparu prématurément à l’âge de 49 ans, Maurice Le Liepvre fait partie de la génération de paysagistes ayant assuré la transition entre l’école de Barbizon et les innovations impressionnistes des années 1860-1870. Arrivé à Paris en 1871, il suit, sur les conseils du paysagiste Harpignies, les cours de la rue de l’Ecole de Médecine, ainsi que ceux des ateliers de Jean-Paul Laurens et de Dubufe. Bien que formé à la peinture d’histoire, son art s’oriente rapidement vers le paysage naturaliste qu’il déploie parfois sur des formats monumentaux comme c’est le cas pour son tableau du Salon de 1890, La Loire, aujourd’hui conservé à l’Hôtel de Ville de Tours. Originaire du Nord de la France, Maurice Le Liepvre apprécie les séjours de villégiature sur les bords de Loire qu’il arpente inlassablement en quête de motifs, d’Orléans à Tours. Peu à son aise avec la figure humaine, il concentre son regard sur les paysages lacustres. Il emprunte ainsi le motif des portraits d’arbres, comme dans son aquarelle au sépia à Théodore Rousseau, et celui des arbres de bords de rivière aux très nombreuses déclinaisons impressionnistes de Monet et Pissarro. Bien que la touche de sa peinture soit légèrement divisée, son style n’aura jamais la radicalité de ses contemporains impressionnistes – peut-être, s’il avait vécu au-delà de sa cinquantième année aurait-il intégré ces innovations dans sa peinture ? C’est sans doute possible, son amitié avec le peintre Henri Martin (le musée conserve un portrait de l’artiste par Martin) dont la manière évolua rapidement vers une touche fragmentée aurait peut-être influencé son travail.