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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLa lice et ses petits
La lice et ses petits


Référence de la notice
03630000162
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
19 mai 2015
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Myriam Aubry
Crédits photographiques
© Nicolas Mathéus © Sylvie Durand - utilisation soumise à autorisation
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
71-2-1
Domaine
Dénomination
Titre
La lice et ses petits
Précisions sur l'auteur
Paris, 1686 ; Beauvais, 1755
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1752
Genèse
oeuvre en rapport
Historique
L'oeuvre est achetée par le baron d'Holbach au Salon de 1753, pour 100 pistoles. Dans le Salon de 1767, Diderot raconte :' Le baron voit cette chienne, l'achète; et à l'instant voilà tous ces dédaigneux amateurs furieux et jaloux. On vient ; on l'obsède ; on lui propose deux fois le prix de son tableau. Le baron va trouver l'artiste, et lui demande la permission de céder sa chienne à son profit. Non, monsieur, non, lui dit l'artiste. Je suis trop heureux que mon meilleur ouvrage appartienne à un homme qui en connoisse le prix. Je ne consens à rien. Je n'accepterai rien ; et ma chienne vous restera.' L'oeuvre remporte ainsi un immense succès au Salon et au cours du 18e siècle. L'abbé Le Blanc, dans Observations sur les ouvrages de MM de l'Académie de peinture et de sculpture, exposés au sallon du Louvre en l'Année 1753 la commente en ces termes : 'Satius est unum aliquid infigniter facere quam plurima mediocriter. C'est ce que l'on peut dire de M Oudry qui s'est particulièrement adonné à peindre les animaux. La fécondité de ses productions n'étonne pas moins que le degré de perfection où il est arrivé dans son talent. On voit de lui au Sallon dix-huit tableaux de différentes grandeurs. Quelle admiration n'a pas en effet excitée ce tableau oval représentant une chienne allaitant ses petits ! C'est là que la nature est rendue à un degré de perfection dont l'art n'approche que rarement. Fançois Flamand n'a pas mieux fait sentir la molesse des chairs ni exprimé avec plus d'esprit les graces de l'enfance que M Oudry ne rend dans son tableau tout ce qui caractérise des petits chiens qui ne font que de naître, & à qui ne peuvent se soutenir eux-mêmes à cause de celles de leurs pattes. Ce qui rend ce groupe encore plus piquant, c'est le rayon de lumière dont il est éclairé. C'est du clair-obscur sans dureté. Ce qui est dans l'ombre n'est point noir. Les reflets y sont si bien entendus, tout est si bien rendu dans les tons de la nature, que l'on peut regarder ce tableau comme un chef d'oeuvre du clair-obscur. Il n'est pas d'un effet moins vigoureux que celui de ce genre que possède M Gaignat. Ce n'est pas une petite gloire à M Oudry que d'avoir çu égaler Rembrandt dans une partie si difficile & qui demande autant d'intelligence.' A la mort du baron Holbach, l'oeuvre est vendue le 16 mars 1789 à Paris, sous le n°27. Elle est acquise en 1971 par le musée de la Chasse et de la Nature chez le marchand Edward Speelman (Londres).
Localisation
Paris ; musée de la Chasse et de la Nature