Précisions sur les inscriptions
signé, En bas à droite : au crayon de papier : Maurice Denis ; tampon 04 'musée', au verso ; inscription manuscrite, En bas à gauche : au crayon de papier : G. ; tampon 08 - sec de marquage, musée, En bas à droite : : GALERIE/ DES/ PEINTRES - GRAVEURS/ PARIS
Sujet représenté
paysage (femme, assis, mer, rocher, île)
Précisions sur le sujet représenté
Scène représentant une femme assise devant un paysage marin. Elle est de dos, un coude appuyé sur un rocher, la tête tournée sur le côté. Devant elle s'étend la mer, avec à l'arrière-plan quelques îles.
Notice du catalogue 'Picasso, Chagall, Signac ...' : Maurice Denis entre à l'Académie Julian après de brillantes études au Lycée Condorcet de Paris. Lié à Paul Sérusier, il fréquente le groupe de Pont-Aven. Il devient le théoricien du groupe des Nabis, rassemblés en réaction à l'impressionnisme. Cultivé, amateur de musique, en relation avec les milieux intellectuels, il écrit d'importants ouvrages théoriques. Il est l'auteur de cette formule célèbre : ' Se rappeler qu'un tableau - avant d'être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote - est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblé ' . Il fonde en 1919 avec le peintre Georges Desvallières les ateliers d'Art Sacré, spécialisés en décoration d'églises. Il est en 1903 l'un des fondateurs du Salon d'Automne où il ouvre une section art religieux. Il exécute la décoration murale de l'église Sainte-Croix du Vésinet, le plafond et des frises au Théâtre des Champs-Élysées. Il illustre de nombreux ouvrages littéraires de Verlaine, Gide, Claudel. Peintre mystique, il développe ses sujets dans une palette très colorée et lumineuse. Deux rétrospectives ont été organisées de son vivant. L'oeuvre de Maurice Denis est exposée notamment au musée départemental du Prieuré à Saint-Germain-en-Laye, dans l'ancienne demeure du peintre. Le musée de Saint-Denis possède ces trois seules gravures de l'artiste. Maurice Denis fait partie des artistes familiers d'Edmond Frapier. Le recueil qu'il lui consacre est le septième album de la collection Maîtres et Petits Maîtres d'Aujourd'hui avec un texte de Maurice Brillant. Les gravures que nous avons ici sont en noir et blanc. Maurice Denis rompt avec son usage de l'ordre assemblé de la couleur. Il traite cependant la surface comme un tableau, par grands aplats, laissant à notre imagination les suggestions des coloris : bleus de la mer et des cieux, accords vifs des robes ou teintes chatoyantes des décors. Le soleil écrase le paysage de Toscane, la nuit emplie la pièce et la pénombre est la compagne de la mélancolie. L'estampe La solitude présente toutes les caractéristiques de l'idée de mélancolie. La figure allégorique d'une jeune femme allongée et solitaire, de dos est isolée dans un paysage silencieux. La tête penchée, la main sur le genou sont des signes d'une tristesse vague, accompagnée de rêverie. Maurice Denis aime à travailler dans la chaleur de son cadre familial. Il voyage en Italie depuis 1895. Attiré par Florence et Sienne, il séjourne fréquemment à Fiesole (1895-1897-1907). Les maternités, les enfants, des scènes familières sont des sujets de prédilections. Dans La terrasse, il prend sa famille comme modèle et la représente avec alentour le paysage des collines de Fiesole. Sur la terrasse surmontée d'une treille Bernadette et Anne-Marie entourent Noëlle, l'aînée des filles. Toutes trois sont attentives au livre sur lequel elles sont penchées. Madeleine la petite dernière est dans les bras de sa mère, la première épouse du peintre. Cette composition sera reprise de nombreuses fois et déclinée suivant des thèmes religieux comme Cantique à la Madone et Annonciation à Fiesole. Après le décès de son jeune fils Jean-Paul (1894-1895), la naissance si espérée de Noëlle en 1896 lui inspire de nombreuses maternités où il exprime tout le bonheur de la vie et la tendresse qui passe entre ces deux êtres que sont la mère et son enfant. Maternité à la fenêtre ouverte nous montre l'image classique d'une femme assise tenant son enfant dans ses bras. Le décor est rudimentaire, la chaise ordinaire, la table recouverte d'une nappe à fleurs géométriques. La fenêtre est ouverte sur une pluie d'étoiles qui tombe du ciel sur le paysage vallonné. C'est une soirée tranquille qui s'achève avec l'e ndormissement de l'enfant. S. G. Cat. n° 65
Cartel de l'exposition 'Picasso, Chagall, Signac...' : L'estampe Solitude présente toutes les caractéristiques de l'idée de mélancolie. La figure allégorique d'une jeune femme allongée et solitaire, de dos, est isolée dans un paysage silencieux. La tête penchée, la main sur le genou sont des signes d'une tristesse vague, accompagnée de rêverie. S. G. Cat. n° 65