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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineAutoportrait dans un photomaton
Autoportrait dans un photomaton

Référence de la notice
04220060116
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
27 août 2026
Date de mise à jour
4 septembre 2026
Crédits photographiques
© Irène Andréani
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2025.01.01
Domaine
Titre
Autoportrait dans un photomaton
Auteur
Précisions sur l'auteur
Eluard Paul : Saint-Denis, 1895/12/14 ; Charenton-Saint-Maurice, 1952/11/18
Genre du ou des auteurs
masculin
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1929 (vers)
Lieu de création / utilisation
REELS ; Europe ; France ; Ile-de-France ; Paris ; lieu de création
Précisions sur l'utilisation
Cette photographie a été réalisée par Eluard dans un photomaton du boulevard Haussmann vers 1929. En 1924, l’ingénieur américain Anatol Marco Josepho dépose le brevet d’une machine photographique automatique, dont il vend les droits d’exploitation en 1927 à la société Photomaton Inc. Dès décembre 1928, les premières cabines de Photomaton sont installées à Paris, comme dans le hall du journal L’Intransigeant. Dès l’année suivante, on en trouve d’autres : dans le hall du Petit-Journal, aux Galeries Lafayette, Chez Sam’s, un restaurant franco-anglo-saxon du 26 boulevard des Italiens mais aussi à Luna Park, porte Maillot. Bien avant d'être utilisée pour les photographies d'identités, ces photomatons sont de véritables attractions au même titre que le machine à sous. Les surréalistes vont probablement découvrir la cabine de la Porte Maillot et en tirer parti comme l’équivalent visuel de l’écriture automatique. Ils vont publier ces photographies dans Variétés et La Révolution surréaliste. Les premiers sont ainsi reproduits dans La Révolution surréaliste n°12 du 15 décembre 1929 : André Breton utilise plusieurs photomatons de ses camarades pour encadrer le tableau de Magritte Je ne vois pas la femme cachée dans la forêt. Il en existe plusieurs séries : certains ne pose qu’une seule fois (Fourrier, Bunuel, Mégret, Magritte, Jean Aurenche, Unik, Nougé, Goemans, Dali, Alexandre, Valentin, Gazelle et Marcel Duhamel, Simone Prévert, Jeannette Tanguy, Morise ou Caupenne) ; d’autres à peine deux fois avec ou sans chapeau (Boiffard, Tanguy, Queneau, Pierre Prévert, Mesens, Unik, Aagon) ; alors qu’il y a 3 passages en cabine pour Breton, Ernst, Eluard, Marie-Berthe Aurenche et Jacques Prévert.
Localisation
Saint-Denis ; musée d'art et d'histoire Paul Eluard