Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinePortrait d'homme
Portrait d'homme

Référence de la notice
04240000508
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
7 juillet 2022
Date de mise à jour
5 août 2022
Crédits photographiques
© Ville de Bry-sur-Marne, musée Adrien Mentienne (utilisation soumise à autorisation)
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
MAM 2011.0.92
Domaine
Titre
Portrait d'homme
Précisions sur l'auteur
Quenedey Edme : Edme Quenedey des Riceys (17 décembre 1756, Riceys-Haut - 16 février 1830, Paris) est un peintre et graveur français. Né d’un père vigneron, aîné d’une famille de huit enfants, il est destiné à la prêtrise. Cependant il va suivre les cours de dessin de Dijon1 puis gagne sa vie comme précepteur et restaurateur de tableaux. Il épouse Marie-Madeleine Pella, dont il aura deux filles, Adèle en 1789 et Aglaë en 1792. En 1796, il émigre avec sa famille d’abord en Belgique à Bruxelles et Anvers, puis en Allemagne à Hambourg. De retour à Paris en 1801, il reprend son activité 15, rue Neuve-des-Petits–Champs jusqu'à sa mort, en 1830. Sa fille Aglaé sera d’abord son assistante puis lui succèdera. En 1785, il s’installe à Paris peintre de portrait miniature. Ayant appris l’invention par Chrétien du physionotrace, il le rencontre à Versailles et s’associe avec lui en avril 1788. Le 26 juin 1788, Quenedey passe une publicité dans le Journal de Paris pour annoncer son activité au 45 rue des Bons-Enfants. Le portrait grandeur nature, appelé « grand trait » coûte six livres, pour 15 livres, on obtient douze épreuves du portrait réduit et gravé, enfin il en coûte trois livres pour chaque gravure coloriée. Quenedey reçoit les clients et manipule le physionotrace, exécutant les grands traits. Il réduit et parachève les dessins qu'il adresse à Chrétien qui grave les portraits. En novembre 1788, trois cents portraits avait été produit et mille un an plus tard. Le 18 août 1789, une rupture intervient entre Quenedey et Chrétien qui vont exercer chacun de leur côté. Il a réalisé le portrait d’un grand nombre de personnages célèbres de la Révolution, du Consulat, et de l’Empire comme La Fayette, Stendhal (1807), Madame de Staël, mais aussi des musiciens (Berton, Cherubini, Méhul…), des parlementaires. Il a aussi dessiné son propre portrait qui a été gravé par Soliman Lieutaud. Bibliographie : René Hennequin, Edme Quenedey des Riceys (Aube) : portraitiste au physionotrace : un « photographe » de l'Époque de la Révolution et de l'Empire, Société Académique de l'Aube, 1926.
Localisation
Bry-sur-Marne ; musée Adrien Mentienne