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POP | Plateforme ouverte du patrimoineLes Regulus villefranchois (Guillaume Garrigues, juge-mage du Rouergue, et Pierre Pollier, bourgeois, refusant de prêter serment au Prince noir en 1365.)
Les Regulus villefranchois (Guillaume Garrigues, juge-mage du Rouergue, et Pierre Pollier, bourgeois, refusant de prêter serment au Prince noir en 1365.)

Référence de la notice
05500000607
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
26 décembre 2016
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
MAUNOURY Emmanuel
Crédits photographiques
© musée Denys-Puech
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
D 2014.2.1 ; 851.4.1 (Numéro déposant) ; V E 28 bis (Catalogue Bousquet 1988) ; Peinture n°74 (Catalogue Masson 1879)
Domaine
Dénomination
Titre
Les Regulus villefranchois (Guillaume Garrigues, juge-mage du Rouergue, et Pierre Pollier, bourgeois, refusant de prêter serment au Prince noir en 1365.)
Précisions sur l'auteur
CASTAN : Séverac-le-Château, ? ; Fontainebleau, 1879 ; nationalité : Française
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Historique
La scène a lieu en 1365 à Rignac (Aveyron), en pleine guerre de cent ans. Guillaume Garrigues, juge-mage du Rouergue, et Pierre Pollier, bourgeois, refusent de prêter serment au Prince noir (Edouard de Woodstock, duc de Galles, fils aîné d'Edouard III, roi d'Angleterre) qui somme les habitants de Villefranche-de-Rouergue de venir lui prêter serment de fidélité en tant que duc d'Aquitaine. Les deux hommes ne veulent 'point être traîtres à leur roi' (Charles V dit le sage, roi de France) et exhortent les habitants de Villefranche-de-Rouergue à faire de même. Guillaume Garrigues, condamné à mort, est attaché à la queue d'un cheval et traîné de Rignac à Villefranche-de Rouergue. Pierre Pollier a la vie sauve grâce à l'intervention du duc d'Arpajon. Leur attitude est comparée à celle de Marcus Atilius Regulus, général romain engagé dans la première guerre punique contre Carthage ; après plusieurs victoires éclatantes, il est fait prisonnier par les Carthaginois qui le renvoient à Rome pour demander la cessation des combats. Face au Sénat, Regulus défend l'option inverse et revient se livrer aux Carthaginois selon sa promesse. Il est alors torturé à mort. Son attitude devient le symbole du respect de la parole donnée et du courage face à la cruauté du sort. Sénèque dit de cet épisode : 'En quoi la Fortune l'a-t-elle maltraité, lorsqu'elle a fait de lui le modèle de la loyauté, le modèle de la constance ? [...] Plus vive est la torture, plus grande sera la gloire.'
Localisation
Rodez ; musée Denys-Puech