Précisions sur les inscriptions
inscription (latin), corps et base : ---] / LEHERENN / DEO / MAXIMVS / MANDATI F. //V. S. L. M., Leherenni deo, Maximus Mandati f(ilius) v(otum) s(olvit) l(ibens) m(erito), traduction : Au dieu Leherenn, Maximus, fils de Mandatus, a acquitté ce voeu de bon gré, comme de juste
Description
Base Les faces latérales de la base ont été bûchées, la face postérieure a été sciée. Malgré une légère érosion de surface, la face antérieure semble avoir été polie soigneusement. Un enlèvement de section carrée a été pratiqué au bas de la face postérieure, sur toute la largeur de la base. Modénature : rainure d'onglet, ovolo renversé, listel plat, doucine renversée, quart-de-rond renversé sur la face antérieure. Corps La face latérale gauche du corps a été endommagée par les outils lors de la retaille de la base, la face latérale droite semble avoir été polie. La face postérieure du corps a été sciée. Les arêtes de la base sont érodées. ÉPIGRAPHIE La 1re ligne de l'inscription a presque entièrement disparu avec la cassure qui a emporté la partie supérieure du monument. L'usure des arêtes du corps a endommagé les lettres en fin de lignes et au début des lignes 2 et 4. La surface du champ épigraphique semble avoir été très soigneusement polie et reste lisse au toucher, malgré une légère érosion de surface. [M]ar[ti] / Le'he're'nn' / deo, / Maximus, Ma'nd'ati f(ilius), // u(otum) s(oluit) l(ibens) m(erito). Au dieu Mars Leherenn(us), Maximus, fils de Mandatus, s'est acquitté de son vœu de bon gré et avec une juste reconnaissance. Ordinatio et paléographie La mise en page est assez réussie : le texte est bien aligné à gauche, sauf la ligne 3, qui est grossièrement centrée (léger décalage vers la gauche). Le lapicide a eu recours à trois ligatures pour éviter les césures en fin de lignes (lignes 2 et 5). Les lettres sont assez régulières, et profondément gravées. Un espace important est laissé entre le R et le 3e E de Leherenn. Plusieurs particularités paléographiques peuvent être relevées. La ligature des deux N est inhabituelle, ils s'entrecroisent au lieu de partager une haste. En revanche, le H et le deuxième E de Leherenn, ligaturés également, possèdent une haste commune. La largeur des différentes lettres est assez variable : les N et les M sont assez larges (en particulier le N à la ligne 5 et le M à la ligne 6), tandis que les A et le X sont étroits. Enfin, quelques détails s'observent dans la forme des lettres : le O est un cercle imparfait, la barre oblique du R est légèrement incurvée et sa panse fermée par une petite barre horizontale, gravée plus superficiellement que le reste de la lettre. H. des lettres : l. 2 : 4,4 ; l. 3 : 3,7 à 3,8 ; l. 4 : 3,9 à 4 ; l. 5 : 3,4 à 3,6 ; l. 6 : 3 à 3,7. COMMENTAIRE La première ligne de texte a presque entièrement disparu, il n'en subsiste que l'extrémité inférieure de deux lettres : un jambage oblique, puis un groupe formé d'une haste verticale et d'une oblique, allongée et légèrement incurvée. La comparaison avec les lettres de l'inscription permet de reconnaître en seconde position un R, la restitution du A qui le précède s'impose, comme celle des lettres disparues dans la cassure au début et à la fin de la ligne, en raison de l'association, largement attestée à Ardiège, de Mars et de Leheren . Le doublement du N de Leheren, en fin de ligne, suggère une forme déclinée du théonyme, la forme originelle, indéclinable, s'écrivant avec un seul N . On peut restituer Leherenni, avec une ligature 'NNI' possible dans la partie endommagée de l'inscription, ou Leherenn(o), l'une et l'autre forme étant attestées . Le dédicant, un pérégrin libre au cognomen très répandu de Maximus avait un ascendant à cognomen lui aussi latin, mais beaucoup plus rare : Mandatus. Sans doute faut-il identifier cet ascendant au Mandatus dédicant d'un autel à Leheren à Ardiège. Laetitia Rodriguez et Robert Sablayrolles, 2008 ; Autel votif épigraphe fragmentaire. Le couronnement et le début de l'inscription ont disparu. L'autel a été retaillé sur trois côtés, la base moulurée n'étant conservée que sur la face principale. Inscription sur cinq lignes en caractères réguliers, la dernière ligne, VSLM, étant rejetée sur la base. Quelques traces de lettres subsistent de la première ligne disparue. Claudine Jacquet (09/01/06)