Mesures
Hauteur en cm 25,2 ; Largeur corps en cm 17,8 ; Profondeur corps en cm 13,7
Précisions sur les inscriptions
inscription (latin) : LEHERENI / VRIAXE / ILVNNOSI / FILIA [--- "Ce texte n'a pas encore été élucidé par suite de l'étrangeté des noms inscrits à la deuxième et à la troisième lignes, et du peu de netteté de la quatrième. " (H. Rachou, cat. 1912, n°208)
Description
L'autel a été poli soigneusement sur toutes ses faces. Couronnement - Corniche : la corniche a été retaillée sur les faces antérieure et latérale droite. Les autres angles et le bandeau sont très érodés sur les faces postérieure et latérale gauche. Modénature : doucine droite, bandeau renversé sur la face postérieure. - Coussin : le coussin se compose d'un bandeau d'attique plus large que haut, encadré de pulvilli presque entièrement arasés. ÉPIGRAPHIE La partie inférieure de l'autel a disparu en dessous de la troisième ligne de l'inscription. Leheren[n·], / Uriaxe, / Ilunnosi / filia, / [--- À Leheren (ou Leherennus ?), Uriaxe, fille d'Ilunnosus, … Ordinatio et paléographie La mise en page est correcte : les lignes 1 et 3 sont bien alignées à gauche, les lignes 2 et 4 sont centrées (léger décalage à gauche pour Uriaxe à la ligne 2). La gravure est profonde et la forme des lettres est régulière. La panse des R est petite. H. des lettres : l. 1 : 2,9 ; l. 2 : 2,6 ; l. 3 : 2,7 (O : 1,5). COMMENTAIRE À la ligne 1, il faut restituer un second N au théonyme, dont l'extrémité de la haste gauche est encore visible sur la pierre. Le doublement du N laisse supposer une forme déclinée du théonyme . Deux hypothèses restent ouvertes, en l'absence de la dernière lettre de la ligne 1 : soit un I ligaturé au second N, soit une abréviation Leherenn(o) . La dédicante, pérégrine de condition libre, porte comme son père un cognomen aquitanique. Il s'agit du féminin de Uriassus, attesté à Cardeihac (Haute-Garonne), le x constituant probablement une transcription du même son que le ss . Le cognomen du père, Ilunnosus, constitue une probable adaptation au latin d'un anthroponyme de radical Ilun(n)-, attesté dans plusieurs transcriptions latines de théonymes ou d'épithètes divines . L'adaptation, selon J. Gorrochategui, se serait faite, avec le doublement du n, par l'intermédiaire du suffixe -os-, pratique attestée sur d'autre noms comme, entre autres, Andossus . L'étymologie du vocable fait l'objet de controverses chez les linguistes : le rapprochement esquissé souvent avec le terme basque il(h)un (sombre, obscur) a été critiqué par L. Michelena et bien d'autres hypothèses sont envisageables . Laetitia Rodriguez et Robert Sablayrolles, 2008