Mesures
Hauteur en cm 41,3 ; Largeur base en cm 21,7 ; Largeur corps en cm 16,5 ; Profondeur base en cm 13,8 ; Profondeur corps en cm 8,5
Précisions sur les inscriptions
dédicace (latin), corps : Inscription sur quatre lignes., ALARDOSTO D[EO] / TAVRVS / SOSONNIS F. / V S L M, Alardosto d[eo), / Taurus, / Sosonnis f(ilius), / v(otum) s(olvit) l(ibens) m(erito)., traduction : Au dieu Alardostus, Taurus, fils de Soson, s'est acquitté de son voeu de bon gré et avec une juste reconnaissance. (trad. L. Rodriguez, R. Sablayrolles, cat. 2008, n°151)
Description
Autel votif épigraphe très abîmé. Base et couronnement à corniche moulurés. Inscription en caractères irréguliers, resserrée vers la partie supérieure du corps. Il semble que la face antérieure de l'autel ait été polie. Les autres faces sont trop érodées pour distinguer le même traitement. Base La face antérieure est parcourue de fissures antiques, ses angles sont brisés. Les moulures des faces latérales et postérieure sont très érodées. Modénature : rainure d'onglet, ovolo renversé, listel plat, doucine renversée, quart-de-rond renversé sur les faces antérieure et latérales ; chanfrein renversé sur la face postérieure. Couronnement - Corniche : la corniche est presque inexistante sur la face postérieure, le bandeau est très endommagé sur les faces latérales, et tous les angles sont brisés et très fortement érodés. Modénature : le couronnement est débordant par rapport au corps. Les moulures sont très érodées, l'enchaînement proposé n'est donc pas assuré : doucine droite, listel plat, bandeau renversé sur les faces antérieure et latérales ; chanfrein droit, bandeau renversé sur la face postérieure. - Coussin : le coussin se compose d'un bandeau d'attique plus large que haut, encadré de deux pulvilli, dont le droit est érodé et le gauche a presque entièrement disparu. Ils sont nettement séparés du bandeau d'attique sur les faces latérales. La face supérieure du coussin est plane entre les pulvilli. Du décor de la face antérieure ne subsiste que la partie inférieure d'un carré central. ÉPIGRAPHIE Alardosto d[eo], / Taurus, / Sosonnis f(ilius), / u(otum) s(oluit) l(ibens) m(erito). Au dieu Alardostus, Taurus, fils de Soson, s'est acquitté de son voeu de bon gré et avec une juste reconnaissance. Ordinatio et paléographie L'état érodé de l'inscription rend difficile certaines lectures : seule la haste du F est visible à la fin de la ligne 3 ; le E et le O de deo, dessinés par J. Sacaze, ne peuvent être distingués sur la pierre. L'usure de la partie gauche de l'inscription ne permet pas d'apprécier la mise en page, qui paraît cependant assez soignée. Les lettres sont resserrées à la ligne 1, plus espacées aux suivantes. La gravure est régulière et fine, les lettres sont hautes et étroites. Les jambages des M sont obliques et les O de forme bien ovale. H. des lettres : l. 1 : 2,6 ; l. 2-4 : 2,8. DECOR Un vase à libation très érodé est à peine identifiable sur la face latérale gauche. Sur la face latérale droite se trouve une patère très érodée, décorée d'une croix. COMMENTAIRE La divinité au nom probablement latinisé en Alardostus est à rapprocher du théonyme Alardossi (au datif singulier), connu par deux autres inscriptions de la cité des Convènes . J. Gorrochategui observe que l'alternance st/ss (Alardost-/ Alardoss-) est également attestée dans les anthroponymes comme Andoss-us/Andost-o(n). Il propose deux explications au phénomène pour le théonyme : soit un indéclinable Alardosto (Alardos-to), soit un suffixe -t, complété par la désinence de la déclinaison (Alardos-t-us/o au datif) . La seconde hypothèse paraît plus crédible : l'indéclinable Leheren d'Ardiège est le plus souvent transformé, au datif, en Leheren-n-o, claire adaptation du nom à la deuxième déclinaison latine avec un redoublement de la consonne finale. Le dédicant, Taurus, pérégrin libre d'ascendance aquitaine, avait reçu un cognomen d'étymologie latine fréquent dans les provinces occidentales . Son père portait, en revanche, un surnom aquitanique, origine acceptée par L. Michelena et J. Gorrochategui, même si ce dernier souligne que les rapprochements esquissés avec des vocables du basque moderne ne sont pas parfaitement satisfaisants . Laetitia Rodriguez et Robert Sablayrolles, 2008.