Mesures
Hauteur en cm 36 ; Largeur base en cm 17,3 ; Largeur corps en cm 16,2 ; Profondeur base en cm 14,8 ; Profondeur corps en cm 11,3
Précisions sur les inscriptions
dédicace (latin), corps : ERGE DEO / L. IVL / NOVALIS / V. S. L. M, Erge deo / L(ucius) Iul(ius) / Novalis / v(otum) s(olvit) l(ibens) m(erito)., traduction : Au dieu Erge, Lucius Iulius Novalis s'est acquitté de son voeu de bon gré et avec une juste reconnaissance. (trad. L. Rodriguez, R. Sablayrolles, cat. 2008, n°40)
Description
Base La base a été retaillée de tous les côtés, les moulures ont entièrement disparu. Une localisation erronée, Saint-Béat, a été inscrite au feutre sous la base de l'autel à côté de son numéro d'inventaire. Corps Les faces latérales et antérieure ont été polies, des traces de broche sont visibles sur la face postérieure. Couronnement Il ne subsiste du couronnement qu'un fragment informe dont on ne peut isoler précisément les éléments constitutifs. ÉPIGRAPHIE Les bords du champ épigraphiques ont été entamés par l'usure des arêtes du corps. Erge deo, / L(ucius) Iul(ius) / Noualis / u(otum) s(oluit) l(ibens) m(erito). Au dieu Erge, Lucius Iulius Novalis s'est acquitté de son voeu de bon gré et avec une juste reconnaissance. Ordinatio et paléographie La mise en page est soignée : l'espace du champ épigraphique est entièrement occupé, le texte est aligné à gauche (petit décalage à la ligne 2) et les éléments constitutifs de la dédicace sont répartis sur les lignes sans aucune césure (théonyme, prénom et gentilice, surnom, formule dédicatoire). La gravure est profonde et régulière, les lettres sont très bien formées. Le lapicide a gravé les L comme des I, sans barre horizontale. Les points de séparation sont triangulaires. L'appendice du G, assez court, se termine par un empattement marqué. H. des lettres : l. 1 : 3,2 ; l. 2 : 3,5 ; l. 3 : 3,5 (O : 3,6) ; l. 4 : 3,3 à 3,7. COMMENTAIRE La divinité Erge est connue par vingt-trois inscriptions, provenant toutes de la commune de Montsérié, dans la vallée de la Neste, ou de ses environs immédiats . Les nombreux pillages archéologiques dont le site a été victime, depuis le XIXe siècle jusqu'à nos jours, ont entraîné la perte de nombreuses pièces et probablement détérioré irrémédiablement la stratigraphie du sanctuaire . Le musée Saint-Raymond possède deux de ces autels votifs, les autres pièces étant dispersées entre le musée Massey de Tarbes, le musée Salies de Bagnères-de-Bigorre, le Musée archéologique départemental de Saint-Bertrand-de-Comminges et des collections privées. Le théonyme reste d'étymologie et de signification incertaines . La seule certitude est l'attribution systématique, sur toutes les inscriptions où le nom est conservé en entier, d'une terminaison en -e, soit une forme de datif qui serait fréquente en Aquitaine méridionale, comme l'ont proposé L. Michelena puis J. Gorrochategui , soit une forme non déclinée du nom divin. Le dédicant est un citoyen aux tria nomina. Le gentilice impérial Iulius est commun et universellement répandu, mais le surnom Novalis constitue un hapax. Il a été rapproché par I. Kajanto du nom noualis, qui désigne la jachère annuelle. Laetitia Rodriguez et Robert Sablayrolles, 2008