Mesures
Hauteur en cm 29,3 ; Largeur base en cm 15,4 ; Largeur corps en cm 12 ; Profondeur base en cm 9,2 ; Profondeur corps en cm 5,4
Précisions sur les inscriptions
dédicace (latin), corps : Inscription sur quatre lignes., FONTI[BUS] / ANDERITIA / HANACONIS / VSLM, Fonti(bus), / Anderitia, / Hanaconis(filia) / v(otum) s(olvit) l(ibens) m(erito)., traduction : Aux Sources, Anderitia, fille de Hanaco(n), s'est acquittée de son voeu de bon gré et avec une juste reconnaissance. (Trad. L. Rodriguez, R. Sablayrolles, cat. 2008, n°163)
Description
Malgré son état érodé, l'autel semble avoir été poli. Base Sur la face antérieure de la base, l'angle inférieur droit est brisé et un décor de caisson occupe tout l'espace. Les moulures sont très érodées, en particulier sur les face antérieure et latérale droite où elles sont presque illisibles. Modénature : rainure d'onglet, ovolo renversé, listel plat, congé renversé sur les quatre faces. Couronnement : - Corniche : l'angle postérieur droit de la corniche est brisé, les autres angles ont été brisés puis érodés. La face postérieure est très fragmentaire et le bandeau de la face antérieure est endommagé. Modénature : le couronnement est débordant par rapport au corps. Cavet droit, bandeau renversé sur les quatre faces. - Coussin : le coussin est constitué d'un bandeau d'attique assez plat, encadré de pulvilli cylindriques, nettement délimités sur les faces latérales. Leur moitié postérieure est brisée, et ils sont décorés, sur la face antérieure, de volutes reliées par une rainure d'onglet. La face supérieure du coussin est plane entre les pulvilli. ÉPIGRAPHIE L'inscription est très dégradée par l'érosion de surface, presque illisible. Fonti[bus], / Anderitia, / Hanaconis (filia), / u(otum) s(oluit) l(ibens) m(erito). Aux Sources, Anderitia, (fille de) Hanaco(n), s'est acquittée de son vœu de bon gré et avec une juste reconnaissance. Ordinatio et paléographie La mise en page est très médiocre : la ligne 4 penche vers la droite, le texte est décentré vers le haut, les lignes 3 et 4 se touchent presque. La gravure est fruste, les lettres sont penchées et irrégulières. Les A ne comportent pas de barre transversale, les barres horizontales du E sont à peine marquées. L'état de dégradation de l'inscription ne permet pas d'apprécier d'autres caractéristiques paléographiques ni de donner la hauteur des lettres. COMMENTAIRE Aucune autre dédicace aux sources n'est connue dans les Pyrénées centrales, alors que les dédicaces aux Nymphes sont attestées dans plusieurs agglomérations thermales (Bagnères-de-Luchon, Bagnères-de-Bigorre, Arties dans le Val d'Aran). Il faut sans doute identifier, pour cette raison, cette inscription avec une mauvaise lecture et des approximations de A. Du Mège, qui ont conduit J. Sacaze, dubitatif, et O. Hirschfeld, malgré sa perspicacité, à créer un doublon dans leurs recueils . La dédicante, de condition libre, portait un surnom probablement aquitanique comme son père. Les hypothèses d'un surnom d'origine celtique, développées par K. H. Schmidt et M. L. Albertos Firmat, même s'ils demeurent possibles, ne sont guère recevables pour la fille d'un Hanaco(n) au nom typiquement aquitanique, comme l'a souligné J. Gorrochategui . Le rapprochement le plus satisfaisant est à faire avec le vocable Andere ou ses dérivés, largement représentés dans l'onomastique de l'Aquitaine méridionale . L. Michelena trouvait cependant la terminaison d'Anderitia difficile à expliquer . Le père Hanaco(n) portait bien, lui, un surnom typiquement aquitanique, dans lequel se retrouve la racine hana-, attestée sur plusieurs autres anthroponymes, et le suffixe -c(c)o(n), lui aussi fréquent dans les noms aquitaniques . C'est vraisemblablement dans le même registre onomastique qu'il avait choisi un prénom à sa fille. Laetitia Rodriguez et Robert Sablayrolles, 2008. ; Autel épigraphe complet. Base moulurée sur les quatre faces et décorée d'un caisson sur la face principale. La corniche, très lacunaire à l'arrière, est formée d'un chanfrein et d'un bandeau plat. La partie supérieure du coussin est soulignée d'un filet qui se prolonge sur les côtés pour figurer les enroulements des volutes. L'inscription sur quatre lignes est difficilement lisible. Claudine Jacquet, 2006