Précisions sur les inscriptions
dédicace (latin), corps : [...] BA / HALOISSO / C. POMPTI/NIVS / SVPERBVS [---, ---] ba / Haloisso, / C(aius) Pompti/nius / Superbus [---, traduction : A [---]ba Haloissus, Caius Pomptinius Superbus... (lecture L. Rodriguez, R.Sablayrolles, cat. 2008, n°173)
Description
L'autel a été poli sur la face antérieure, les faces latérale droite et postérieure présentent des traces superficielles d'outil (ciseau grain d'orge ?) qui n'ont pas été effacées par l'égrisage. Base Les angles des faces antérieure et latérale gauche sont brisés, une fissure antique parcourt la face antérieure de la base sur toute sa hauteur, et une autre parcourt en oblique un côté de la face latérale droite. Les moulures sont érodées, en particulier celles de la face latérale gauche. Les quatre faces de la base sont décorées d'un (faces antérieure et postérieure) ou de deux caissons (faces latérales). Celui de la face antérieure est divisé en trois compartiments rectangulaires accolés, ornés chacun d'un losange (au centre) ou d'un rond (compartiments latéraux). Les caissons des faces latérales comportent chacun un seul compartiment, orné d'un losange. Sur la face postérieure, les deux compartiments du caisson sont laissés vides. Modénature : gorge, ovolo renversé, listel plat, doucine renversée, filet renversé sur les quatre faces. Corps Le corps de l'autel est brisé au niveau de la première ligne de l'inscription. ÉPIGRAPHIE Le champ épigraphique est délimité par un cadre mouluré. De la ligne 1 de l'inscription ne subsiste que l'extrémité inférieure des deux lettres finales, une cassure ayant emporté la partie supérieure du monument. ---]ba / Haloisso / C(aius) · Pompti/nius / Superbus[ --- À (---)ba Haloissus, Caius Pomptinius Superbus --- Ordinatio et paléographie La mise en page est soignée : le texte est globalement centré, mais le praenomen C(aius) est placé trop à gauche à la deuxième ligne conservée. Cependant, le lapicide a dû réduire le O final par manque de place à la fin de la ligne 2. L'espacement des lettres et les interlignes sont irréguliers. La gravure est profonde et large, les empattements sont bien marqués. La graphie est élégante (lettres bien formées), même si la taille des lettres est irrégulière. La ligne 5 est à peine lisible du fait d'une très forte érosion, en particulier le B et le second V, et le texte comportait peut-être une sixième ligne, complètement disparue. H. des lettres : l. 2 : 4,6 (O : 2) ; l. 3 : 4 à 5 ; l. 4 3,7 à 4 ; l. 5 : environ 4,3. DECOR Une patère en très fort relief est sculptée sur la face latérale gauche. Une cavité très profonde a été creusée dans ce décor. La face latérale droite est ornée d'un vase à libation. Dans sa panse globulaire a été creusée une cavité, moins profonde cependant que celle de la face latérale gauche. Le pied, bifide, a également été endommagé. L'anse, très massive par rapport au vase, est munie d'un poucier. Elle se termine en pointe à son extrémité, et se fixe sur l'épaulement un peu en avant de cette extrémité pointue. L'embouchure est représentée par une vue de dessus selon une perspective mal maîtrisée, accentuée par une profonde rainure d'onglet qui souligne ses contours intérieurs. Ces deux cavités ont pu être creusées pour un scellement l'autel ou pour le soulever à l'aide d'une pince autoblocante. COMMENTAIRE Le nom de la divinité a disparu avec la ligne 1. Les deux lettres terminales qui en subsistent sont cependant clairement un B, dont se distingue la panse inférieure et un A, comme l'avait proposé S. de Ricci, et non pas un D et un A, comme l'avait lu J. Sacaze, suivi par O. Hirschfeld, ou un O et un M, comme le conjecturait E. Barry qui restituait [I]OM . Il faut donc restituer …bahaloisso, ou …ba Haloisso. J. Gorrochategui adoptait cette seconde hypothèse et suggérait un rapprochement avec le théonyme Haloassi de Galié, qui est, cependant, une mauvaise lecture . Aucune de ces diverses hypothèses ne permet donc de parallèle convaincant et il faut convenir de l'aporie. Il faut bien lire un T à la ligne 3, lecture de J. Sacaze et O. Hirschfeld, et non un F comme le proposait E. Barry. Le gentilice Pomptinius constitue cependant un hapax, les seules attestations proches étant Pomptilius en Espagne et Pomptienus en Narbonnaise . Le surnom Superbus, qui se lit difficilement en raison de l'érosion de la pierre, est, lui aussi, rarement attesté . Laetitia Rodriguez et Robert Sablayrolles, 2008. ; Autel votif épigraphe incomplet. Le couronnement a été brisé et les premières lignes de l'inscription sont absentes. Base moulurée ornée de caissons : sur la face principale, trois cartouches renfermant un losange (au centre) et des cercles; sur chaque côté, deux caissons abritant chacun un losange; sur la face postérieur un caisson renfermant deux carrés. Les latéraux sont sculptés : à droite, une patère profondément creusée lors d'un probable remploi ; à gauche, un guttus également détérioré. Le champ épigraphique est délimité par un encadrement mouluré très abîmée. L'inscription, sur cinq lignes, est par endroits effacée. Les lettres sont hautes de 3,5 à 4,5 cm et peu régulières, les deux premières lignes sont très espacées. Claudine Jacquet, 2005