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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLa Vierge au chapelet ; Vierge à l'enfant (autre titre) ; Virgen del Rosario
La Vierge au chapelet ; Vierge à l'enfant (autre titre) ; Virgen del Rosario

Référence de la notice
05940000025
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
31 mai 2011
Date de mise à jour
19 septembre 2022
Rédacteur de la notice
Berthoumieu Cécile
Crédits photographiques
© Réunion des musées nationaux ; © Christian Jean ; © Jean Schormans - utilisation soumise à autorisation
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
D 49-3-1 ; MG 218 (Ancien numéro) ; 929 (N°musée déposant)
Domaine
Dénomination
Titre
La Vierge au chapelet ; Vierge à l'enfant (autre titre) ; Virgen del Rosario
Précisions sur l'auteur
MURILLO : Séville, 1617 ; Séville, 1682 ; nationalité : Hispanique
École (pays)
Espagne
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1650
Historique
Murillo, qualifié de ' peintre de la douceur ', est l'auteur de grands chefs-d'oeuvre du baroque. S'il a mis son art au service de la dévotion religieuse dans l'Espagne de la Contre-Réforme, il est aussi connu pour l'image qu'il a laissée d'une autre Espagne : le monde picaresque. Murillo fait ses premières études dans l'atelier de Juan del Castillo, il a dû bien connaître les oeuvres de Zurbarán, alors à l'apogée de sa carrière, et de Ribera, très représentés dans les collections sévillanes. L'influence de ces deux peintres est évidente dans ses oeuvres de jeunesse. Très marqué par le ténébrisme, le style de Murillo va évoluer, grâce à la connaissance des modèles vénitiens et flamands, vers des compositions plus souples, plus légères, à la lumière diffuse, aux coloris de plus en plus riches. Murillo est considéré comme le disciple de Van Dyck, dont il possède l'élégance raffinée, bien que plus sobre, plus austère, plus ' hispanique '. Il entame sa carrière officielle par une commande des frères dominicains de Séville, il s'agit d'une Vierge remettant le rosaire à saint Dominique (Séville, palais archi-épiscopal). Une vingtaine de Vierges à l'enfant jalonnent la carrière du peintre sévillan. La Vierge et l'Enfant dite La Vierge au chapelet de Castres, apparaît comme l'une des premières de la série. Etant donné leurs dimensions, ces images de dévotion étaient destinées sans doute à des oratoires privés. Ici, la Vierge adopte les traits d'une jeune sévillane au regard songeur et au magnifique vêtement ample où se combinent les tonalités chaudes et froides : un châle blanc liseré de vert et d'orange est posé sur ses épaules, l'ample drapé bleu est encadré à terre par l'orange et le rouge de la robe. Ces couleurs vives moirées par des tâches d'ombres se détachent superbement sur le fond obscur ; tout est mis en oeuvre pour magnifier la beauté féminine et la grâce enfantine. L'Enfant Jésus est enveloppé d'un linge blanc, ses épaules nues accentuent la douceur de l'enfance. Tendrement appuyé sur le sein de sa mère, il semble jouer avec le chapelet dont il a séparé onze grains. L'oeuvre entière donne un sentiment de tendre sérénité et de recueillement. Interprète, comme Zurbarán, de la ferveur religieuse de son temps, Murillo par son style personnel donne à cette représentation religieuse une dimension humaine profonde, quotidienne et transcendante. Extrait du cat. exp. Madrid/Bilbao, E. Hamon
Localisation
Castres ; musée Goya