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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineTête de Sainte Catherine d'Alexandrie ; Cabeza de Santa Catalina de Alejandría
Tête de Sainte Catherine d'Alexandrie ; Cabeza de Santa Catalina de Alejandría

Référence de la notice
05940000029
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
31 mai 2011
Rédacteur de la notice
Berthoumieu Cécile
Crédits photographiques
© Castres ; musée Goya, photographe : Pascal Bru
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
83-1-1
Domaine
Dénomination
Titre
Tête de Sainte Catherine d'Alexandrie ; Cabeza de Santa Catalina de Alejandría
Précisions sur l'auteur
LLANOS Y VALDES : Séville, 1605 ; Séville, 1677 ; nationalité : Hispanique
École (pays)
Espagne
Anciennes attributions
Ancienne attribution : VALDES LEAL Juan de (Séville, 1622 ; Séville, 1664)
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1652
Historique
De façon quasi systématique l'on attribue à Juan de Valdés Leal (1627 - 1690) les compositions représentant des têtes tranchées des saints martyrs (saint Paul, saint Jean Baptiste, sainte Catherine) en raison de ses peintures du retable du couvent des Carmélites de Cordoue en 1658. Cette oeuvre, acquise par les Amis des musées de Castres, porte en effet la signature de ce maître mais l'examen du laboratoire a prouvé qu'elle se situe sur le vernis et est donc à coup sûr apocryphe. Un temps donnée au fils de Valdés Leal, Lucas de Valdés (1661-1725), célèbre pour son oeuvre de décorateur ainsi que de graveur, il convient désormais, à la suite de A.E. Pérez- Sánchez, de l'attribuer à Sebastián de Llanos y Valdés. Ce dernier, artiste très en vue à Séville dans les années 1655-1675, fit partie de l'Académie des peintres. Probablement d'origine noble, sa formation demeure assez obscure et nous ne savons pas beaucoup de choses sur lui avant 1658. Palomino rapporte ses démêlés avec Alonso Cano ainsi que Herrera l'Ancien, son maître, dont le caractère violent était prononcé. Taxé d'archaïsme en raison de la rigidité de ses figures, il illustra lui aussi le thème macabre des têtes tranchées (saint Jean-Baptiste et saint Paul, 1670, église du Salvador de Séville ; saint Laurent, Casa del Greco, Tolède). La tête de la princesse d'Alexandrie - on distingue sa couronne et la palme du martyre - repose sur une table à côté de la roue à crochets, instrument de son premier supplice. L'horreur funèbre le dispute à l'image charmante de la vie subitement interrompue : la magnifique chevelure de la jeune femme a conservé un noeud rose, seule note colorée de la composition. Extrait du cat. exp. Madrid/ Bilbao, J. L. Augé
Localisation
Castres ; musée Goya