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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineAutoportrait ; Autorretrato
Autoportrait ; Autorretrato

Référence de la notice
05940000052
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
31 mai 2011
Rédacteur de la notice
Berthoumieu Cécile
Crédits photographiques
© Castres ; musée Goya, photographe : Pascal Bru
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
91-8-1
Domaine
Dénomination
Titre
Autoportrait ; Autorretrato
Précisions sur l'auteur
MADRAZO Y KUNTZ : Rome, 1815 ; Madrid, 1894 ; nationalité : Hispanique
École (pays)
Espagne
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1837
Historique
Le père de Federico de Madrazo, José Madrazo (1781-1859), l'élève de David, fut une grande figure de la peinture néoclassique en Espagne et une personne très influente dans les milieux artistiques et officiels de l'Espagne de Ferdinand VII et Isabelle II. Il fonda une dynastie de peintres qui régna sur l'art officiel espagnol du XIXe siècle. Federico de Madrazo fit ses études auprès de son père et de Juan Antonio Ribera (1779-1860), ce qui lui assura une solide formation classique. À dix-huit ans, il effectua son premier séjour à Paris, où il étudia quelques temps dans l'atelier d'Ingres. Doué pour le portrait, il poursuivit une brillante carrière officielle puisqu'il fut nommé Premier peintre de la chambre en 1857, directeur du musée de peinture (le Prado actuel) en 1860 et directeur de l'Académie San Fernando, en 1866. Cet autoportrait de Federico de Madrazo a été réalisé entre 1837 et 1840 lors de l'un de ses nombreux séjours à Paris. Bien qu'il ne soit âgé ici que de vingt-deux ans, le jeune Madrazo est déjà depuis l'âge de dix-huit ans académicien de l'Académie San Fernando. Cet autoportrait est à mettre en relation avec le portrait Federico Madrazo y Kuntz peint, par son ami et le fils de son maître, Carlos Luis de Ribera (1815-1891), en 1839. Si nous les comparons, l'un semble être la réplique de l'autre : outre la nette ressemblance physique, nous remarquons la similitude du cadrage, du point de vue, de l'attitude et de l'expression du personnage. Les différences résident dans la palette : Ribera a travaillé différentes tonalités de noir et de gris et un rendu de la carnation réaliste, tandis que Madrazo a préféré travailler des gammes d'ocres dorés et des marrons, jusque dans le traitement de la chair, lui donnant l'aspect de la cire. Mais dans les deux oeuvres, que ce soit Federico Madrazo vu par lui-même ou par son ami, il est cet homme élégant, sobre et respectable, au regard franc et posé qui se laisse voir sans se laisser approcher. Extrait du cat. exp. Madrid/Bilbao, 2002/ 2003, E. Hamon
Localisation
Castres ; musée Goya