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POP | Plateforme ouverte du patrimoinePortrait d'Enrique Melida ; Retrato de Enrique Mélida
Portrait d'Enrique Melida ; Retrato de Enrique Mélida
Référence de la notice
05940000107
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
31 mai 2011
Rédacteur de la notice
Berthoumieu Cécile
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
92-4-1
Domaine
Dénomination
Titre
Portrait d'Enrique Melida ; Retrato de Enrique Mélida
Auteur
Précisions sur l'auteur
VAZQUEZ Y UBEDA : Ciudad Real, 1869 ; Barcelone, 1944 ; nationalité : Hispanique
École (pays)
Espagne
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1892
Historique
Carlos Vázquez est élève de l'Académie San Fernando de Madrid à l'âge de 20 ans ; à Paris il est le disciple de Bonnat. En 1892 lui revient la 3ème médaille au Salon national de Madrid. Il s'installe à Barcelone quatre ans plus tard. En 1899-1900-1901 lui échoit la 2e médaille à ce même Salon national. La consécration vient avec son élection à l'Académie San Fernando et la présidence du Real círculo artístico de Barcelone. Il s'agit d'un excellent peintre de portraits, de scènes de genre, d'illustrations de livres qui a été fortement influencé par Velázquez comme beaucoup d'artistes espagnols mais aussi français du XXe siècle. Le portrait du peintre Enrique Melida s'inspire directement du peintre des Ménines et de ses représentations en pied de philosophes ou de bouffons de la cour peints pour la Torre de la Parada dans les années 1630. Le modèle, Enrique Melida y Alinari (1834-1897) était le beau père de Léon Bonnat et l'élève de Meissonier. Le tableau le représente fièrement campé dans sa cape brune qui recouvre presque entièrement son corps, seule la main dépasse tenant fermement un diplôme. A l'ampleur de la cape on imagine aisément la position du modèle : la main posée sur la hanche. Le regard qui nous fixe au-dessus des lunettes est ferme, direct, la personnalité affirmée du personnage transparaît. Les différences de tonalités des bruns permettent de donner un effet de perspective avec un premier plan plus ocre et un arrière plan nettement plus sombre. La chevelure grise abondante vient éclairer ce visage et le mettre en valeur. Sans nul doute l'artiste a voulu s'inscrire dans ce courant épris d'authenticité qui caractérise la fameuse ' génération de 98 '. Fierté des origines, grandeur de l'Espagne, traditions des provinces en sont les constantes jusque dans l'évocation des différents costumes régionaux. Les espadrilles, si caractéristiques, remplacent ici les chaussures montantes. Il y a tout lieu de penser que le diplôme que tient fièrement Melida est celui de sa médaille au Salon national. Extrait du cat. exp. Madrid/Bilbao, 2002/2003, C. Berthoumieu
Localisation
Castres ; musée Goya