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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLa Kermesse ; Verbena
La Kermesse ; Verbena
Référence de la notice
05940000130
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
31 mai 2011
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Berthoumieu Cécile
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
D 99-1-1 ; JP 798 P (N°musée déposant)
Domaine
Dénomination
Titre
La Kermesse ; Verbena
Auteur
Précisions sur l'auteur
MALLO : Vivero, 1902 ; Madrid, 1995 ; nationalité : Hispanique
École (pays)
Espagne
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1928
Historique
Toute jeune déjà, dans les années 1927-28, elle fait partie de ce ferment d'artistes de la capitale espagnole qui ont pour nom Alberti, Neruda, Hernández, mais aussi Dalí, Peinado ; à l'écoute des publications et des activités des surréalistes parisiens voués à une dimension européenne. Ortega y Gasset est un des tout premiers à l'aider à présenter ses oeuvres. Auparavant et au même titre que son frère Cristino, elle suit les cours des Beaux-Arts à l'Académie de San Fernando. Il semble que sa première exposition documentée se déroule à Gijón en 1927. Mais l'événement déterminant pour la reconnaissance de Maruja Mallo a lieu durant l'exposition de ' la Revista de Occidente ' inaugurée le 26 mai 1928. Près de trente oeuvres de l'artiste y sont présentées et la série des ' Verbenas ' connaît un retentissant succès [...] En 1937, elle part pour Buenos Aires qui lui ouvre de nombreuses expositions dans toute l'Amérique Latine puis à New York. Elle se réinstalle définitivement à Madrid à partir de 1962 et, sur la fin de sa vie, reçoit de nombreux et prestigieux témoignages honorifiques. C'est donc l'une de ses ' Verbenas ' de 1928, qui ont déclenché la renommée de Maruja Mallo, qu'il nous est donné de voir ici. Sur un thème de fête foraine avec ses baraquements chamarrés, ses manèges et ses personnages travestis, la construction reste rigoureuse. Le chatoiement des étoffes placées parfois en violents contrastes, ajoute à l'effet de mouvements anarchiques et contradictoires de l'ensemble. La fête apparaît aussi comme un syncrétisme de cultures, de races et de traditions. De cette série, elle écrit elle-même : ' j'avais alors beaucoup de sympathie pour l'esprit moqueur et irrévérencieux envers l'ordre établi. J'ai mis en scène un monde multicolore et bruyant, désinvolte. Hommes et pantins, femmes et fantoches, mille objets de foires, s'accumulaient dans ces compositions bigarrées... '. L'effet de vision kaléïdoscopique est accru par l'occupation très dense de l'espace et par les sujets, dont les trois personnages du bas, semblant sortir du cadre. La touche de Maruja Mallo est très particulière dans cette oeuvre et la fait, de prime abord, ressembler à un pastel. Extrait du cat. exp. Madrid/Bilbao, 2002/2003, D. Gasc
Localisation
Castres ; musée Goya