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POP | Plateforme ouverte du patrimoineMoines et religieuses en goguette
Moines et religieuses en goguette

Référence de la notice
07010001755
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
30 juin 2016
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
DASSONVILLE Mélanie
Crédits photographiques
©, musée des beaux-arts, Ville de Bernay
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
866.1.12 ; 11 bis (Acte de vente Assegond) ; 100 (Catalogue du musée de Bernay, 1912) ; 2008 P 050 (Récolement 2008)
Domaine
Dénomination
Titre
Moines et religieuses en goguette
Auteur
Précisions sur l'auteur
BRAKENBURG : Haarlem, 22/05/1650 ; Haarlem, 28/12/1702 ; nationalité : Hollandaise
École (pays)
Pays-Bas
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1652
Historique
Elève d'Adriaen Van Ostade, Brakenburg critique dans cette toile la religion catholique. Le catholicisme apparaît perverti et corrompu, en opposition avec le protestantisme. Le banquet, dont il n'est représenté, dans cette scène, que les reliefs et la fête qui l'accompagne, est l'occasion, pour le peintre, d'exprimer une critique très virulente à l'égard de la religion catholique. Danses, ripailles et beuveries, auxquelles se livre cette assemblée, symbolisent la consommation des plaisirs de la chair condamnés par les principes du protestantisme. Le catholicisme apparaît ici perverti, corrompu et ne peut en aucune façon être un recours pour le secours de l'âme. La nature morte, qui occupe le premier plan du tableau renvoie à la symbolique des vanités. A droite sur une table recouverte d'un lourd tapis (symbole de l'opulence terrestre) des fruits, raisin et oranges, sont disposés sur un plateau d'argent. L'orange, dont le zeste pend en un long ruban continu, suggère le temps qui passe et la consommation des plaisirs temporels. Au sol, gisent les biens consommés dont il ne reste que les corps vides et abandonnés, jarres et coquilles d'huîtres. Au XVIIIe siècle, les huîtres étaient réputées pour leur vertu aphrodisiaque. En 1651, un médecin, Johan van Beverwijck, écrivait en parlant des huîtres : ' elles éveillent l'appétit, le désir de manger et de faire l'amour, deux choses qui plaisent aux délicats et aux bons vivants '. Vidées de leur chair elles rappellent les plaisirs consommés et renvoie l'image de la mort qui ne conserve de l'homme que des os blanchis par le temps.
Localisation
Bernay ; musée des beaux-arts