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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineShéhérazade et Chahriar (Titre)
Shéhérazade et Chahriar (Titre)

Référence de la notice
07300000029
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
7 juillet 2023
Date de mise à jour
3 septembre 2026
Rédacteur de la notice
SORIANO Alexandre
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
MBA.2021.6.1
Domaine
Titre
Shéhérazade et Chahriar (Titre)
Précisions sur l'auteur
Paris, 1778 ; Paris, 1849 ; nationalité : Française
Genre du ou des auteurs
féminin
Contexte de création - contexte historique
Précisions sur l'utilisation
Le tableau de Marie Eléonore Godefroid s’inscrit dans cet attrait pour l’ailleurs et la fascination pour l’empire ottoman qui marque profondément la culture occidentale dès le xviiie siècle. On peut notamment le rapprocher de la peinture de Paul-Emile Destouches (1794-1874), Schéhérazade, accompagnée de sa sœur, raconte au sultan Shariar une des aventures des Mille et une Nuits, présentée au Salon de 1824, et aujourd’hui conservé au Musée Thomas-Henry de Cherbourg en Normandie. Les deux œuvres répondent en effet aux mêmes codes iconographiques et expriment une même sensualité. La peinture de Marie Eléonore Godefroy est caractéristique en effet de cet orient rêvé et sensuel. Au cœur de la nuit, dans un luxuriant jardin éclairé d’un lever de lune où apparaît la silhouette d’une architecture persane, le sultan et sa jeune épouse richement parés reposent sur une vaste couche coiffée d’un baldaquin. La scène doit beaucoup à l’évocation de plaisirs sensibles : outre la chatoyance des couleurs vibrantes à la lumière dorée des oriflammes contrastant avec la pâleur argentée du clair de lune que nous offre à voir le tableau, l’épaisseur enveloppante des tapis et des lourdes tentures nous saisissent, tout comme le moelleux de la couche, la souplesse des étoffes comme celles des corps, la caresse aérienne de l’éventail, les résines odorantes provenant du brule-parfum, l’acidité sucrée d’une orange, le feu ambré d’une liqueur, et le son du luth dont Shéhérazade sans doute accompagne ponctuellement son récit.
Localisation
Rouen ; musée des beaux-arts