Précisions sur le sujet représenté
L'artiste a représenté l'assassinat de Saint Thomas de façon dramatique, alors qu'il est agenouillé devant l'autel, en train de dire la messe. Tête nue, les mains jointes, vêtu d'une longue coule monastique surmontée d'une sorte de chasuble, Thomas est immobile, dans l'attitude de la prière, devant l'autel. Celui-ci est recouvert d'une nappe et supporte une haute statue de Vierge à l'enfant assise, un calice recouvert d'une voile, et un missel sur un support. Agenouillé devant l'autel, un desservant, vêtu d'une longue coule, tient dans ses mains la mitre et la crosse(?) épiscopale. Debout derrière le prélat, les quatre chevaliers, Tracy, Fritz Urse, Brito et de Morville, sont coiffés de 'salades'et vêtus de cottes de mailles surmontées de cuirasses, avec plastron pour protéger la poitrine, de garde-reins, d'épaulières, de gantelets et genouillères. Trois d'entre eux pointent leur épée vers la tête de Thomas (On sait que celui-ci fut assassiné dans la cathédrale sur ordre du roi par quatre chevaliers qui lui tranchèrent le crâne à coups d'épée). Le quatrième dresse son épée, de sa main droite, tandis que la gauche est posée sur la poitrine, dans un geste d'expectative. L'un des chevaliers placé parallèlement à Thomas porte sur le ventre le fourreau de son épée, fixé à la taille par une lanière. Il est d'une dimension disproportionnée par rapport à l'arme