Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineagrafe (à double crochet)
agrafe (à double crochet)

Référence de la notice
07450008983
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
27 février 2007
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Chaudriller Séverine
Crédits photographiques
© Hervé Neveu-Derotrie
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
56.944
Dénomination
Contexte de création - contexte historique
Époque
mérovingien
Utilisation / destination
Précisions sur l'utilisation
Les agrafes a double crochet ont une morphologie beaucoup moins variée que les fibules. Ce type de parure est identifiable par la présence d'un corps central dont la forme varie souvent d'un objet à l'autre, bien que le rectangle soit la configuration privilégiée. Ce dernier reçoit le décor et est habituellement percé d'un orifice circulaire centré ou périphérique. A chaque extrémité de ce corps un crochet est recourbé vers l'intérieur. Les agrafes à double crochet permettent d'attacher le vêtement. Elles sont connues dès l'époque romaine mais leur utilisation pour la période mérovingienne est particulièrement attestée à partir du VIIe siècle. Dans un premier temps, contemporaines des fibules ansées symétriques et des fibules estampées et filigranées, elles se portaient ensemble et quelquefois reliées par une chaînette maintenue par un petit crochet passé par le trou des agrafes. Avec la disparition progressive des dépôts funéraires, elles sont les derniers objets retrouvés, souvent seuls en nombre variable, dans les tombes de la fin de la période mérovingienne à partir du VIIIe siècle, bien que leur présence soit attestée jusqu'au Ixe siècle. Liées à une tradition romaine, elles sont présentes dans des régions où les populations germaniques ont subi une importante romanisation au nord et à l'est de la Loire, avec une concentration particulière en Burgondie, Suisse Occidentale et Auvergne
Localisation
Nantes ; musée Dobrée